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LA GENESE DU FILM.
Cela faisait longtemps que Hollywood rêvait d'adapter Le Seigneur des Anneaux. Depuis sa parution dans les années 50, le chef-d'oeuvre, livre-culte et best-seller de J.R.R. Tolkien était le vivier idéal pour produire un film d'aventure de prestige au succès garanti...Mais c'était sans compter le refus de l'auteur de voir son oeuvre adaptée au cinéma, mais également l'incapacité des scénaristes à condenser en deux ou trois heures une saga de plus de 1000 pages, publiées en trois tomes, et comportant une vingtaine de personnages principaux.

Au début des années 70, John Boorman s'intéresse de très près à l'adaptation. Il en discute avec Tolkien et le convainc par son enthousiasme. Boorman lance son film avec dans la tête l'idée de ramener l'histoire à une durée de deux heures et quelques. D'abord au main d'United Artists, le film passe chez Disney, puis Tri-Star. Les droits sont alors chez Saul Zaentz, futur producteur d'Amadeus et du Patient Anglais. Boorman lui en propose 1 million de dollars, Zaentz en veut plus, le projet capote.

Zaentz lance alors la production d'une version animée du roman. Le réalisateur Ralph Bakshi est choqué par l'idée de Boorman de condenser l'histoire et veut, lui, en faire une série de deux ou trois films. Ce sera le dessin animé de sinistre mémoire qui, malgré des intentions louables (expérimentations techniques, respect global du texte), échoue sur bien des points. Les quatre Hobbits sont indistinguables les uns des autres, Gandalf ne s'exprime qu'en hurlant, Aragorn ressemble au concierge de mon ancien lycée et le Balrog porte des pantoufles. De plus, le film sort sous le titre Le Seigneur des Anneaux, mais il ne couvre que la moitié de l'histoire, s'arrêtant à mi-chemin du deuxième tome. Bonjour la frustration. Le film est un échec au box-office.

Au début des années 80, est produite une adaptation en dessin animé sans queue ni tête du Retour du Roi, et c'est à peu près tout pendant quinze ans...Jusqu'au jour où Peter Jackson commence à s'intéresser au livre culte de son adolescence. Armé de son imagination, de sa ténacité, et des solides appuis logistiques qu'il a mis en place avec ses compagnies Wingnut Films et Weta Ltd., il se lance, dès 1995, dans l'écriture d'une première mouture du script aux côtés de sa femme et collaboratrice Fran Walsh (avec qui il avait déjà été nominé à l'Oscar du scénario pour Créatures Célestes).
Jackson sait d'ores et déjà qu'il est absolument impossible de comprimer le roman-fleuve de Tolkien en un seul film; il parie sur une construction en deux épisodes d'un peu moins de 3 heures intitulés The Fellowship of the Ring et The War of the Ring, le climax du premier volet ayant lieu avec la bataille du Gouffre de Helm. Malgré l'obligatoire réduction de l'histoire (la Lothlorien disparaît), le gros de l'intrigue est conservé en l'état. Saul Zaentz rencontre Jackson et sa femme, et leur enthousiasme le séduit, de la même manière que Boorman avait gagné la confiance de Tolkien 25 ans auparavant. Miramax est intéressé par le projet et veut y investir 100M$. La pré-production continue à un rythme effréné durant le premier semestre 1998. Déjà on coud, on martèle, on dessine, on pré-visualise. Les costumes prennent forme, les monstres se trouvent un visage, des décors sont choisis...

Mais Miramax a peur. Le budget prévisionnel est considérablement revu à la baisse et les frères Weinstein ne veulent désormais produire qu'un seul film. Jackson est bien évidemment contre, mais, bons princes, ils lui accordent un mois pour aller chercher un autre acquéreur pour son projet. Peter Jackson demande alors à Weta de concevoir une demo-reel qui témoignerait du travail accompli et de la vision globale de l'ensemble. C'est New Line Cinema, la mini-major de Robert Shaye qui fait preuve du plus d'intérêt. Un des 'executives' de la compagnie, Mark Ordesky, connaît bien Jackson depuis l'époque où il devait réaliser un slasher pour eux, et a donc une certaine confiance en ce bon barbu. La cassette conçue par Weta dure 36 minutes et on y voit, entre autres, un Ourouk-Hai en costume et armure, des maquillages d'Orques, des dessins du Balrog et des animations de bataille en image de synthèse. Bob Shaye est soufflé par ce qu'il vient de voir et lâche alors une remarque qui sera fatidique: "Et pourquoi ne pas faire trois films?". Jackson et Fran Walsh sont abasourdis: jamais ils n'auraient osé espérer une telle réaction. The Lord of the Rings, qui devient une trilogie, passe donc chez New Line avec un budget de 130M$ à la clé.

La pré-production reprend de plus belle et Jackson a désormais plus de 2 heures de temps supplémentaire pour raconter son histoire. Il réaménage son script en trois parties, ce qui lui permet de réintégrer la Lorien et d'autres séquences importantes. La vaste saga de Tolkien a désormais de l'espace pour respirer. L'annonce de la mise en chantier d'une trilogie basée sur le chef-d'oeuvre de l'heroic-fantasy fait des vagues et déjà le Net est en ébullition. Peter Jackson choisit de répondre aux questions des fans sur Ain't it cool news, le site de Harry Knowles. Ses réponses sont celles de quelqu'un d'honnête, de passionné, qui sait ce qu'il fait et où il va. Il est conscient de l'attente qui pèse sur ses épaules et assume tout de suite son interprétation du livre. "Ce ne sera pas une adaptation officielle, seulement ma vision subjective", précise-t-il.

Peter Jackson avait déjà tourné son premier film hollywoodien, Fantômes contre fantômes, dans sa terre natale, la Nouvelle-Zélande. Il en sera de même pour Le Seigneur des Anneaux. D'après lui, ce pays géologiquement jeune contient tous les décors nécessaires pour reconstituer la Terre du Milieu, des plaines volcaniques aux forêts de conifères, des champs verdoyants aux pics enneigés. De plus, le dollar néo-zélandais bénéficie d'un taux d'échange particulièrement avantageux qui permet de multiplier par deux ou par trois chaque dollar US de New Line. Le casting est lancé à Los Angeles, Londres et Wellington. Jackson a choisi de privilégier des visages relativement peu connus pour les rôles principaux, et réserver les rôles secondaires pour des acteurs plus célèbres. Afin de bénéficier du choix le plus large possible pour trouver ses minuscules Hobbits, il décide avec Weta d'avoir recours à des truquages qui réduiront la taille d'êtres humains normaux, plutôt que d'être cantonné à un casting de nains. Le tournage est prévu pour la rentrée 1999.

Après plusieurs mois de rumeurs, les premiers noms commencent à tomber: Elijah Wood sera le héros de la Quête, le Hobbit Frodon. Sean Astin, l'ancien Goonie, incarnera son fidèle serviteur Sam. Deux inconnus du nom de Dominic Monaghan et Billy Boyd seront leurs amis Merry et Pippin. Si Elijah Wood et Sean Astin jouissent d'une certaine renommée, ils restent de jeunes visages relativement frais. Gandalf le Gris, personnage central, prend les traits du shakespearien Ian McKellen; exit les rumeurs concernant Sean Connery (qui, j'en suis convaincu, n'aurait pas fait l'affaire). Ils sont rejoint par un cast allant du connu (Liv Tyler, Christopher Lee, Cate Blanchett), à l'anonyme (Orlando Bloom), en passant par des acteurs de moyenne envergure (Sean Bean, John Rhys-Davies, Hugo Weaving). Les nationalités sont diverses, les accents multiples. Et on assiste là au premier, et sans doute plus important, scandale au sein de la "fan-community": Liv Tyler. L'héroïne d'Armageddon a-t-elle l'épaisseur nécessaire pour endosser le rôle de la belle elfe Arwen? Son personnage prend beaucoup d'importance dans le film sous la plume de Peter Jackson, et les geeks se demandent si elle ne va pas devenir une princesse guérrière, une 'Xenarwen'. Bien heureusement il n'en est rien (son principal fait d'armes consiste à remplacer Glorfindel lors de la fuite vers le gué), mais il n'empêche que des doutes subsistent sur ses talents d'actrice et sa capacité à faire passer l'angoisse et l'éternelle sagesse de l'immortelle Arwen.

New Line gonfle le budget à hauteur de 190 M$, ce qui en fait le plus grosse somme d'argent investie par avance sur un film. La date du premier jour de tournage est fixée au lundi 11 octobre 1999, et voilà Jackson, son équipe et ses acteurs lancés sur une aventure de plus de 14 mois, pendant lesquels ils vont mettre en boîte les 8 heures de métrage de la saga.

Sitôt le tournage commencé intervient une nouvelle alarmante: l'un des acteurs aurait quitté le projet. Les rumeurs vont bon train, jusqu'à ce qu'on apprenne que Stuart Townsend, qui devait interpréter Aragorn, un des trois rôles principaux, a été remercié. On apprendra plus tard qu'il paraissait trop jeune pour donner vie à ce sage guerrier aux cheveux grisonnants et qu'il a quitté le film en bons termes avec Peter Jackson. Qui sera son remplaçant? Contacté une deuxième fois, Daniel Day-Lewis (qui aurait été parfait) refuse à nouveau. Viggo Mortensen est appelé dans l'urgence. Son agent lui demande s'il est prêt à s'envoler le lendemain matin pour un an de tournage à 10 000 kilomètres de sa famille. Bizarrement, il accepte et part pour Wellington. Son légendaire menton se garnit d'une légère barbe, ses cheveux deviennent tout gras, et voilà Aragorn fils d'Arathorn qui prend vie.

Le tournage se déroule aux quatre coins de la Nouvelle-Zélande et fait intervenir des centaines de techniciens et figurants. Certains jours, la cantine ambulante sert plus de 1000 personnes: au menu, 50 kilos de bacon, 1440 oeufs, au total près d'une tonne de nourriture et 70 kilomètres de papier alu pour emballer les plateaux-repas (véridique). Pour pouvoir mettre en boîte les invraisemblables quantités d'image nécessaire à la trilogie, cinq équipes filment simultanément: Jackson dirige l'équipe principale, celle avec les acteurs, mais grâce à la magie de la liaison satellite, il peut surveiller sur ses moniteurs les images engrangées par les quatre autres "units" (la deuxième équipe, l'équipe SFX, etc...). Quelque chose ne lui plaît pas, une suggestion à faire, hop! un coup de fil est passé à l'assistant qui se trouve sur place, et Jackson regarde les modifications apportées au cadre à 300 kilomètres de là.

Pour faire de Wood et Astin de petits Hobbits, Jackson use aussi bien de l'incrustation sur fond vert, mais également de techniques artisanales, à l'exemple de la perspective forcée qui filme un Frodon à 6 mètres de la caméra par rapport à un Ian McKellen en amorce, et qui donne ainsi l'illusion de la différence de tailles. Les principaux décors sont construits en deux exemplaires: une maison de Hobbit à échelle humaine où Elijah Wood est dans son élément, et une autre sous-dimensionné qui fait paraître Gandalf pour un géant (c'est la même chose en sens inverse dans les demeures occupées par les humains). Peter Jackson a aussi recours tout simplement à des doublures, grandes ou petites, maquillées et habillées comme les acteurs pour faire passer son illusion. Inutile de dire qu'on attend avec impatience les bonus du DVD faisant la lumière sur ses nombreux effets.

Il est décidé que l'infâme Gollum, un Hobbit difforme et tourmenté, sera créé en images de synthèse. L'acteur anglais Andy Serkis lui prête sa voix et ses mouvements (Jackson a beaucoup foi en la "motion-capture"), ainsi que son visage dans les flash-backs, avant qu'il ne devienne le monstre qu'on connaît. New Line décide de garder le design du personnage le plus secret possible...jusqu'au jour où une image fait son apparition sur Internet. Il ne s'agit qu'un d'une modélisation en 3D non-texturée, mais elle révèle le look de Gollum. Et c'est là que la stratégie d'ouverture de New Line va payer. En effet, depuis le début, la compagnie a veillé à abreuver les fans en informations exclusives, en photos inédites, etc... Cette technique permet ainsi de juguler les envies de piratage, et lorsque New Line adresse un mot ferme aux sites qui hébergent la photo du monstre, les voilà le lendemain disparues des écrans "par respect pour Peter Jackson et le travail de Weta".

A partir des images déjà tournées, les premières demo-reel sont montées. Les exploitants néo-zélandais en ont la primeur, et les échos sont dithyrambiques. Le film semble être sur la bonne voie. Le budget est poussé jusqu'à 270 millions de dollars pour que Jackson puisse pleinement satisfaire sa vision. Vient alors mars 2000 et ShoWest, le congrès des exploitants. Une mini bande-annonce agrémentée de making-of y est montrée: c'est l'extase dans la salle. New Line décide alors de montrer ce petit film de 1 min 30 sur le site officiel; remarquable de bout en bout, témoignant de l'ampleur du projet et de la beauté des images déjà mises en boîte, il fait sensation et récolte plus de 1,6 millions de clics en 24 heures. Record absolu. Les fans sont apaisés en voyant ces splendides images, la trogne de Gandalf, l'oeil noir de Boromir, une armée d'Orques à perte de vue...

Le tournage se poursuit dans une certaine euphorie mêlée de fatigue. Deux pauses d'un mois sont organisées: fin décembre 1999 et juillet 2000. Lorsque l'aventure commence à toucher à sa fin, le web-journaliste Harry Knowles est invité sur le plateau. Il rapporte avec maints détails la dernière semaine de tournage sur son site. Lorsque le clap de fin retentit le vendredi 22 décembre 2000, Peter Jackson et son équipe auront filmé pendant 274 jours, engrangé des dizaines de kilomètres de pellicule pour donner vie à la future saga de 8 heures que sera Le Seigneur des Anneaux. Jackson peut désormais se consacrer à plein temps à la post-production, déjà bien entamée, aux côtés de son monteur attitré Jamie Selkirk. Weta est déjà dans la réalisation des effets spéciaux; débordée par le travail à accomplir, elle confiera quelques plans-clés à Digital Domain et Rythm and Hues.

Les rumeurs allaient bon train depuis plusieurs mois en ce qui concernait le choix du compositeur de la musique du film. Le nom de Wojciech Kilar avait été avancé, mais c'est finalement Howard Shore, l'homme derrière Se7en, Ed Wood, Esther Kahn et la plupart des Cronenberg. Etonnante décision de la part de Peter Jackson, Shore étant connu pour ses BOF principalement atmosphériques, l'anti-John Williams en quelque sorte. Sera-t-il en mesure de fournir le score épique et polyphonique qu'exige Le Seigneur des Anneaux? La réponse, à l'écoute du CD, est apparemment "Oui". La chanteuse irlandaise Enya, qui se mord encore les doigts d'avoir refusé le Titanic de Cameron, compose deux chansons pour le film destinées à se fondre à la bande-son sans interruption avec la musique de Shore. Ce dernier fait appel à de nombreuses voix pour étoffer sa BOF, notamment celle de Elizabeth Fraser des Cocteau Twins et un choeur entier de Maoris.

Après le succès retentissant du teaser internet sorti en avril 2000, New Line lance en janvier de 2001 un nouveau teaser, celui-ci destiné aux salles de cinéma. Il montre quelques images de la trilogie, une réplique du film, et surtout un long plan final montrant les neuf membres de la Communauté de l'Anneau en train de franchir un col. Le trucage qui fait de Elijah Wood un Hobbit est absolument invisible. La photo est sombre, dense, riche et texturée. Les quelques choix de mise en scène qu'on peut deviner à travers le montage haché laissent imaginer un Peter Jackson fidèle à ses influences tirées du cinéma de genre et plus spécifiquement d'horreur.

Tandis que la deuxième bande-annonce est en train d'être montée pour sortir sur les écrans fin mai, New Line organise un évènement médiatique immense lors du festival de Cannes. En plus d'une fête gigantesque sur les hauteurs de la ville dans un château décoré aux couleurs de la Terre du Milieu, en présence de la plupart des acteurs du film, New Line présente en exclusivité à quelques heureux élus 26 minutes de la trilogie. Au menu, un bref résumé de l'histoire, des images des Deux Tours et du Retour du Roi, et surtout un bloc de 16 minutes tiré de La Communauté de l'Anneau. Rien de moins que la séquence de la Moria dans sa quasi-integralité avec effets spéciaux finalisés et musique définitive. Il est difficile d'exprimer ce qu'ont ressenti ces quelques spectateurs sans tomber dans l'emphase; notons juste que les mots 'sublime', 'magique', 'majestueux', 'féerique', 'poétique', 'trépidant', 'émouvant', 'George Lucas doit chier dans son froc' et 'fabuleux' sont ceux qui reviennent le plus souvent. Le film semble intelligemment ficelé, fidèle à l'oeuvre de Tolkien, emballant dans sa mise en scène, solidement interprété et visuellement splendide. Jackson donne 150 interviews en trois jours. Le coup médiatique a fonctionné et aucun compte-rendu du Festival de Cannes n'exclue sa section spéciale consacrée au Seigneur des Anneaux.

La campagne promotionnelle est définitivement lancée. Les tie-ins se multiplient: des jouets, des statuettes, des bustes, un partenariat avec Burger King, des répliques des accessoires, des rééditions du livre, un bouquin making-of, un guide illustré...Une troisième bande-annonce sort. Elle confirme bien que Jackson est resté fidèle à son style visuellement frappant. C'est un spectacle sans précédent qui s'annonce.

A l'heure où j'écris ces lignes (le 1er décembre 2001), La Communauté de l'Anneau est fin prêt pour une sortie mondiale à partir du 19 décembre. Le film dure 2h58, générique compris, et a reçu une classification PG-13 aux Etats-Unis. Les premières critiques sont positives. La soirée de gala avec première projection officielle du film est prévue pour le 10 décembre à Londres. Le montage des Deux Tours et du Retour du Roi sont en cours. Sorties respectives le 18 décembre 2002 et le 17 décembre 2003.

La sortie de La Communauté de l'Anneau marque la première étape dans l'aboutissement d'une longue épopée de plus de six ans pour Peter Jackson et son équipe. C'est de ce premier film que dépend le succès de ses suites. Si l'échec semble impossible, on peut en revanche se demander si la trilogie va s'inscrire dans la catégorie des 'succès immortels' dont font partie Titanic et Star Wars. C'est bien évidemment l'objectif de New Line, et la trilogie a le potentiel nécessaire. Mais quel que soit son succès au box-office, l'intérêt du film résidera dans l'intégrité artistique du projet, dans la vision et l'ambition de ses auteurs. C'est dans un pari financier, technique et artistique extraordinaire que s'est lancé Jackson. Espérons qu'il réussira.

Liam



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