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36, QUAI DES ORFEVRES
36. Un chiffre qui résume à lui seul le lieu et l’histoire du métier le plus utilisé du cinéma. Traitée à toutes les sauces, du plus gros polar violent à la comédie potache et pas forcément intelligente, la police n’a eu de cesse de remplir différentes missions et d’enquêter à tout va sur les crimes et délits en tous genres. 36, Quai des Orfèvres s’inscrit dans ce nouveau genre, ou plutôt dans cet héritage français, qui amorce le retour incertain de ce type de polar noir depuis quelques années, avec des films comme Le Convoyeur, Scènes de crimes, L627 ou encore Le Cousin.
Des films justes et renseignés, où les héros ne sont pas beaux, bronzés et à l’épreuve des balles. Non. Ce sont juste ces hommes, pas forcément braves et intrépides, qui se dévouent corps et âme pour un métier fait d’utopie de lois et de justice, mais à la réalité bien plus dure. Ces flics des rues qui ne sont finalement que des hommes simples, avec souvent une psychologie faillible.
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GERARD DEPARDIEU
La France possède-t-elle un symbole de son cinéma plus frappant que Gérard Depardieu? L’homme est un monstre sacré, une étoile parmi les stars, un emblème imposant, d’une stature peu commune. C’est un homme du terroir, aux mains calleuses d’un respectable vigneron, qui savent se faire délicates et subtiles dès que les circonstances le demandent. Une force de la nature, livrée brute et sans mode d'emploi, un torrent d’énergie, de contradictions et de puissance. Un stakhanoviste de la pellicule, acharné et généreux.
Ses origines modestes ne sont pas un mystère et sans les miracles des cours de théâtre, le jeune Gérard Depardieu aurait pu mal tourner. C’est après une jeunesse mouvementée à Châteauroux – où il est né en décembre 1948 – que le jeune Gérard monte à Paris pour tenter sa chance. Il suit les cours de Jean-Laurent Cochet et fait ses débuts dans le domaine du café-théâtre. Il rencontre au Café de la Gare Miou-Miou et Patrick Dewaere, nouant avec ce dernier une indéfectible amitié. Dans un premier temps, Depardieu joue dans des pièces et fait de la figuration, jusqu’à ce que Michel Audiard le remarque et lui offre un petit rôle pour son Cri du cormoran, le soir au-dessus des jonques en 1970.
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DANIEL AUTEUIL
Il a fait l'idiot à la chapelle: quand il s'attelle à l'écriture, Daniel Auteuil imagine une récréation tendre sur l'enfance illustrée par Sempé. Quand il fourbit ses premières armes au cinéma, l'acteur ne décline aucune pitrerie et fait la joie des pochades délurées hexagonales. Des grimaces du sous-doué (Pour cent briques t'as plus rien) aux remontrances d'un Henri de Navarre (La Reine Margot), Auteuil s'est frayé un beau chemin, jovial, atypique, en restant fidèle à ses mentors d'hier. Le cinéma français lui vole bien des idiomes. Depuis vingt ans, sa fringale ne s'est pas démentie.
Jeune premier, Daniel Auteuil l'a été à sa façon. Pas le bellâtre du premier rang, plutôt la mauvaise tête des rattrapages qu'aucun labeur n'effraie. Electricien à l'Elysée-Montmartre, livreur, faire-valoir, chausse-pied pour les plus beaux les plus forts que lui, le saltimbanque naît (presque) sur les planches. D'Alger, ses parents chanteurs lyriques migrent à Avignon. Le décor est planté: le Palais des Papes tapi dans l'ombre, la vocation sous les feux de la rampe. Le désir de jouer le téléporte directement à Paris, où il doit renoncer au Conservatoire pour s'en remettre au Cours Florent.
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JEAN DE FLORETTE
Jean de Florette. Trois mots qui résument à eux seuls nombre d’histoires. Jean de Florette, c’est l’histoire de trois hommes, trois vies, trois destins. C’est l’histoire d’un village fictif représentant métaphoriquement une France coincée entre le passé et l’avenir de l’entre deux guerres. C’est l’histoire de deux familles que tout sépare. C’est l’histoire d’une amitié au milieu d’un monde naissant fait d’avarice. C’est l’histoire de César, Jean et Ugolin, membres d’une seule et même famille, mais qui s’ignorent. C’est l’histoire d’un être qui s’éteint et deux autres qui s’éveillent.
C’est l’histoire dramatique de ce vieil homme sentant sa vie s’acheminer doucement mais sûrement vers sa fin et qui souhaite voir son nom continuer d’exister, dans l’allégresse qu’il a connue et le respect qu’il inspire, à travers la réussite de son neveu. C’est l’histoire de ce nouveau venu dans l’âge adulte, qui n’a pas forcément toutes les cartes en main et ne se fiant pas suffisamment à ses propres sentiments. C’est l’histoire de cet homme renonçant à une vie pour en découvrir une autre, celle de ses racines, celle qu’il a toujours enviée intérieurement et que son handicap physique lui refusait.
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