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ALEXANDRE


Lorsque Oliver Stone, cinéaste ne bénéficiant pas de la liberté financière d’un Spielberg, annonça, au milieu de plusieurs projets concurrents (associés à des noms comme Martin Scorsese, Baz Luhrmann, Dino De Laurentiis, Leonardo DiCaprio, Nicole Kidman, Mel Gibson…), qu’il planifiait un film sur Alexandre le Grand, on peinait à y croire. Après les débâcles subi par Terry Gilliam sur son Don Quichotte et le nombre de projets abordés par Stone (Scream, American Psycho, Superman, Mission: Impossible-2…), l'on sait à quel point il est difficile pour un auteur de concrétiser ses rêves. Ce rêve, Oliver Stone y croit depuis près de vingt ans.


Sous la forme d’une coproduction européenne (initiée en Allemagne, financée par la France et l’Angleterre), il est aujourd’hui réalité. Film indépendant au sens propre du terme, Alexandre est une œuvre à la fois classique et atypique. Derrière ses apparences de "blockbuster d’auteur" suivant la charge de films épiques amorcée par Gladiator, le dernier opus d’Oliver Stone s’avère autrement plus riche que la majorité de ses prédécesseurs et n’a pas à rougir de la comparaison.


JFK: LA PREUVE PAR L'IMAGE


Probablement le premier nom qui vient à l'esprit lorsque l'on évoque la controverse au cinéma, Oliver Stone s'est construit une filmographie où, plus que de simples thèmes récurrents, ses obsessions transpirent de chacune des œuvres, nerveuses, bouillantes. Même son œuvre la plus mineure en apparence (comme Talk Radio ou U-Turn) porte un regard sur son pays, une terre natale qu'il n'a pas fini de remettre en question et de défier au travers de ses films. Qu'il s'agisse de tueurs en série ou de football américain, son cinéma demeurera toujours ancré dans une certaine réalité politique. Du moins, la sienne.


En effet, son approche, tant dans le fond que la forme, témoigne d'une vision on ne peut plus personnelle, celle d'un homme trahi ("Hamlet dont on a assassiné le père-guide" comme il le fait dire à Jim Garrison, son protagoniste dans JFK), inquiet pour son avenir et celui de ses enfants dans ce monde. Ce discours, il le tient par l'intermédiaire de son héros, dans un film de fiction inspiré d'une "histoire vraie" où le cinéaste va délibérément rendre floue la frontière entre les faits et sa propre réalité.



LA TRILOGIE VIETNAMIENNE D'OLIVER STONE


Sans vouloir faire une analyse trop lourdement symbolique d'une trilogie qui n'est pas censée en être une, force est de reconnaître la belle cohérence des trois films qu'Oliver Stone a réalisés sur la guerre du Viêt-Nam entre 1986 et 1993. Platoon, Né un 4 juillet, Entre ciel et terre. Trois points de vue sur le drame, trois variations différentes sur un même conflit. Et une progression lente entre l'enfer vécu par le troufion, la rédemption du vétéran blessé, et finalement l'accession à la sagesse de la survivante...


Revenu profondément marqué de la guerre du Viêt-Nam, Oliver Stone pensait que cette blessure resterait trop longtemps ouverte dans l'inconscient collectif américain pour permettre une mise en images avant plusieurs décennies. C'était sans compter sur le triomphe du Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, qui ouvre la porte au projet Platoon, film-somme avant l'heure qui relate de manière quasi-autobiographique l'expérience du jeune Stone sur le front. Le ton est celui de la première période du cinéaste, plus posé, plus symbolique.



COLIN FARRELL


"Colin Farrell est un sexe sur pattes". Ce n'est pas votre zélé serviteur qui le suppute, mais l'ex-épouse de l'étalon irlandais qui le déclare. L'une des valeurs montantes du cinéma américain trimballe une virilité à l'ancienne de films en films, abreuvant ses rôles d'une sensualité magnétique telle que celle-ci le rendrait presque à l'état décrit par la charmante jeune femme. Who gives a fuck?


C'est Joel Schumacher qui, le premier, exploite pleinement les fruits de l'aphrodisiaque irlandais dans ce qui constitue à ce jour le meilleur film de son réalisateur: Tigerland. Schumacher y sème les prémices d'une utilisation récurrente de Farrell en tant qu'objet (si possible sexuel) ou icône statufiée: ici, il est Bozz, soldat frondeur et épris de liberté. Le corps de Farrell est chair à canon dans un décor formant des futures munitions humaines.



ROSARIO DAWSON


Merci Oliver Stone. Grâce à vous, grâce à votre dernier long métrage en date, le fiévreux Alexandre, l’humanité a la chance, que dis-je, le privilège et l’honneur, de découvrir la nouvelle merveille du monde: l’opulente poitrine de Rosie. Plus qu’une simple paire de nibards, les seins de la panthère révélée par Kids, sont les mamelles de l’univers, deux pis lourds et chaleureux aux tétons pointés vers le ciel comme pour défier les lois de la gravité. Oh Rosario Dawson!


Tu es la condition sine qua non ...de ma raison. Parler uniquement des atouts plantureux de la belle serait injuste. Regard de braise, fessier rebondi, large sourire: pas de doute, Rosie est une bombe, une vraie. Capable de provoquer une émeute à chaque déhanchement, de faire hurler de désir tous les mâles de la planète tel le loup de Tex Avery. Malheureusement, posséder un tel physique avantageux, un tel présent des dieux comporte quelques désavantages.



 
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