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EVIL DEAD


Après avoir fait ses premières armes sur des courts métrages en super 8, Sam Raimi décida de réaliser un film d’horreur à petit budget (environ 400 000 $), bien qu’ayant toujours eu peur de ce type de films. Il rassemble des fonds avec ses amis d’enfance Rob Tapert et Bruce Campbell, et part tourner au Tennessee en novembre 1979, dans une baraque au sol couvert de bouses de vaches.

Le scénario est improvisé au jour le jour, on remarque tout de même une référence à l’œuvre de l’écrivain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), lorsqu’il est question du Livre des Morts, ou Necronomicon, un livre écrit avec du sang et relié avec de la peau humaine par le dément Abdul Alhazred. A la fin décembre 1979, Sam Raimi ne peut plus payer les acteurs qui décident de partir, excepté Bruce Campbell qui joue le rôle de Ash.

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SAM RAIMI


Quels sont les réalisateurs qui peuvent se targuer d'avoir véritablement marqué une époque, lancé un genre ou un style, inspiré un courant entier du cinéma? Ils sont peu nombreux, et Sam Raimi, responsable de Spider-Man, est l'un d'entre eux. C'est bien simple, ces vingt dernières années de cinéma d'action ont été marquées par trois grands cinéastes, sans qui le genre ne serait pas ce qu'il est actuellement: John McTiernan, John Woo et Sam Raimi.

Après tout, qui d'autre que lui a réussi le pari incroyable d'imposer l'imaginaire et le visuel du cinéma gore et du cartoon dans le genre de l'action movie? Un exemple parmi tant d'autres: le fameux plan de la flèche dans le démodé Robin des bois - Prince des voleurs, plan qui avait fait à l'époque son petit effet auprès de spectateurs trop prompts à laisser le cinéma fantastique dans son ghetto, sans se rendre compte que celui-ci avait évolué, et s'était finalement déplacé vers les grosses productions, véhicules pour stars.

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SPIDER-MAN


Sans la maîtrise, la puissance n'est rien. La première impression qui vient à l'esprit lors du générique de fin, c'est à quel point l'entreprise est maîtrisée. Le potentiel offert par le comic book n'était pas ce qu'il y avait de plus aisé à adapter. Mais Sam Raimi et ses collaborateurs s'en tirent largement haut la main.

Comme tout premier volet, le film se doit de poser les bases essentielles à la bonne évolution de la suite de l'histoire. Cette partie-là du développement est d'autant plus délicate qu'il s'agit ici de l'adaptation d'une bande dessinée qui aura 40 ans cette année. Il s'agit donc de réussir non seulement à retranscrire l'esprit pour ne pas faire hurler les fans, mais aussi d'obtenir quelque chose de linéaire, afin de permettre aux néophytes de pénétrer cet univers.

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