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LE BANNISSEMENT
Un homme, sa femme et leurs deux enfants, quittent une cité industrielle pour la campagne d'où est originaire le mari et s'installent dans la vieille maison du père de celui-ci. Le nouveau lieu est donc la Nature, une nature envoûtante. Et personne ne retiendra la main du père levée sur son fils. Aucune voix ne sera entendue, le fils ne sera pas remplacé par l'agneau. Car celui qui brandit le couteau n'entend pas, ses yeux ne voient pas, son coeur est sec. Mais sa foi en la "loi" de la fierté humaine est aussi violente qu'insatiable.
Originaire de Novossibirsk (Sibérie), Andreï Zviaguintsev interrompt ses études secondaires pour suivre des cours de théâtre. Encouragé par ses proches, il s’oriente vers le métier d’acteur. En 1983, il monte à Moscou, est reçu à l’Institut de théâtre GITIS. Le diplôme sous le bras, il décline une offre avantageuse – intégrer une troupe de théâtre d’Etat –, pour lui préférer une voie plus hasardeuse, mais conforme à ses ambitions: monter des pièces expérimentales. Pour subvenir à ses besoins, Zviaguintsev décroche un emploi de concierge, se voit parfois contraint de faire la manche.

LE RETOUR
Avant le père, il y a l’enfant, le regard accusateur
et la mâchoire crispée. Etourdi par le vertige, Ivan
grelotte nu sur un plongeoir et attend que sa mère
vienne le secourir. L’humiliation avalée, l’enfant
rentre à la maison. Un père l’y attend. Est-ce le
sien, est-ce un imposteur? Arrachés à leurs jeux
inoffensifs, Ivan et Andreï partent en mission,
tétanisés.
Le Retour ne claironne pas des
retrouvailles glorieuses; les épaules massives de
l’inconnu sollicitent plutôt le silence et la
suspicion. La relation filiale, houleuse, ambiguë,
tourmente comme un venin et se faufile comme une
intruse entre les deux frères. Du père, on ne
connaîtra ni le nom, ni les motivations, à peine un
sursaut d’humanité.
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FESTIVAL DE CANNES 2007
Le plus beau générique au monde. Même si la concurrence de la célèbre Mostra de Venise s'affirme année après année, le Festival de Cannes reste le rendez-vous incontournable du septième art, le temple préféré du Dieu-cinéma. Du 16 au 27 mai prochain, plus de mille films seront projetés, le champagne s'écoulera par caisses entières et tout le monde aura son mot à dire sur les longs métrages et les dernières starlettes à la mode. Pour cet illustre anniversaire, le Festival a prévu un joli cadeau, un film à sketches événement réalisé par 35 grands cinéastes du monde entier. Qu'on se le dise, la retraite attendra !
Après un cru 2006 jugé relativement décevant, la compétition officielle de la 60e édition pourrait mettre tout le monde d'accord. Les 22 films sélectionnés reflètent un vrai souci de cohérence avec plus de cinéma d'auteur, moins de paillettes et un juste équilibre entre habitués du festival et nouveaux noms. Parmi les habitués, ceux qui n'ont encore jamais reçu la récompense suprême rêvent d'un destin similaire à celui de Ken Loach, palmé d'or l'année dernière pour Le Vent se lève, après de multiplies passages.
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