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LE BOULEVARD DE LA MORT
Commençons d'abord cette critique par un véritable coup de gueule. La distribution internationale de Grindhouse, le double programme conçu par Robert Rodriguez et Quentin Tarantino comme un hommage aux séries Z des années 60 et 70, est une honte. Plutôt que de prendre le risque commercial d'une seule diffusion, comme aux Etats-Unis, TFM a choisi de sortir les films séparément, brisant la cohérence du projet.
Comment comprendre la rupture de ton qu'impose Le Boulevard de la mort, amputé de son saisissant contraste Planète terreur? Comment apprécier à sa juste valeur le changement génial de tempo. Au heavy métal mariachi de Robert Rodriguez, Quentin Tarantino oppose la soul, ralentit l'action, dilue le plaisir en de longs plans séquences dialogués quand son compère mexicain multipliait les punchlines et les faux raccords de montage.

KILL BILL VOLUME 2
La conclusion tant attendue de l’épopée à travers les genres favoris de Quentin Tarantino devrait arriver ce printemps, avant le débarquement massif des productions estivales. La rumeur voudrait qu’il ait été repoussé en vue d’une sélection au Festival de Cannes, mais ne dit pas s’il s’agira d’une participation hors compétition ou non. Si les spectateurs ont su patienter près de six ans pour voir le retour du metteur en scène au cinéma, vu le splendide résultat qu’il nous a livré, ils sauront attendre quelques mois de plus la suite et fin de l’expédition vengeresse de La Mariée.
Le premier volume était sous influences asiatiques et plus particulièrement japonaises selon l’auteur, le second nous est annoncé comme s’inspirant de sources chinoises mais surtout du western spaghetti. Encore une fois, c’est confiant que le public se rendra dans les salles pour un nouveau film d’exploitation sanglant et truffé de références.

KILL BILL VOLUME 1
"La vengeance est un plat qui se mange froid". C’est sur ces mots, qui suivent une ouverture sur le logo granuleux des Shaw Brothers (producteurs de quelques classiques du cinéma chinois des années 70), que s’inscrit le "pacte de visionnage" du quatrième film de Quentin Tarantino, comme l’on parlerait pour un livre de "pacte de lecture".
Première impression: le petit génie du cinéma américain, reconnu pour la limpidité de ses dialogues, n’a pas été chercher très loin le proverbe mis ici en exergue. Seconde impression, renforcée par l’ajout tardif d’un crédit supplémentaire ("proverbe klingon"): le film qui s’apprête à être projeté devant nos yeux ne se déroulera sans doute pas dans un univers classique, mais probablement plus dans un macrocosme cinématographique dans lequel tout est possible et fait référence à autre chose, cette autre chose étant bien entendu tirée de la banque de données mémorielle du cinéaste.

TARANTINOXPLOITATION
Rétrospectivement, on pourrait affirmer que les années 90 ont été marquées par l'explosion du cinéma
indépendant et la naissance de plusieurs auteurs au sein de cette industrie. Une même génération de cinéastes
qui regroupe des noms tels que Kevin Smith, Robert Rodriguez et, bien entendu, Quentin Tarantino. La liste est
longue.
On pourrait aisément ajouter Paul Thomas Anderson ou encore Alexander Payne (Monsieur Schmidt), mais ces derniers
ne font pas réellement partie du courant qui englobe les trois réalisateurs précédemment cités. Un siècle de cinéma
les précède, ils sont les véritables enfants de la télé et les fils du nouvel Hollywood, et partagent un univers
cinématographique similaire.
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FESTIVAL DE CANNES 2007
Le plus beau générique au monde. Même si la concurrence de la célèbre Mostra de Venise s'affirme année après année, le Festival de Cannes reste le rendez-vous incontournable du septième art, le temple préféré du Dieu-cinéma. Du 16 au 27 mai prochain, plus de mille films seront projetés, le champagne s'écoulera par caisses entières et tout le monde aura son mot à dire sur les longs métrages et les dernières starlettes à la mode. Pour cet illustre anniversaire, le Festival a prévu un joli cadeau, un film à sketches événement réalisé par 35 grands cinéastes du monde entier. Qu'on se le dise, la retraite attendra !
Après un cru 2006 jugé relativement décevant, la compétition officielle de la 60e édition pourrait mettre tout le monde d'accord. Les 22 films sélectionnés reflètent un vrai souci de cohérence avec plus de cinéma d'auteur, moins de paillettes et un juste équilibre entre habitués du festival et nouveaux noms. Parmi les habitués, ceux qui n'ont encore jamais reçu la récompense suprême rêvent d'un destin similaire à celui de Ken Loach, palmé d'or l'année dernière pour Le Vent se lève, après de multiplies passages.
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