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MATRIX REVOLUTIONS
Si seulement les frères Wachowski n’avaient pas cédé à l’obligation, apparemment à la mode, de faire une trilogie.
Si seulement ils avaient fait du deuxième et troisième volets un seul et même épisode, concis, complet. Ils auraient
probablement atteint un niveau proche du premier. C’est la première chose qui vient à l’esprit à la sortie de la
salle.
Matrix Revolutions, c’est tout d’abord 2h07 presque entièrement consacrées à l'action. Certes, il s'agit de
l'ultime volume d'une saga qui relate l'histoire d'une guerre, cependant, le tout demeure un tant soit peu
insatisfaisant. A la sortie du précédent opus, on pouvait entendre, dans le camp des défenseurs, qu’il s’agissait
d’un demi-film, qu’on ne pouvait le juger sans avoir vu la suite. L’argument s’avère on ne peut plus vrai.
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ENTER THE MATRIX
Sorti en 1999, Matrix pourrait être assez justement considéré comme le premier film du 21e siècle.
Accumulant d'innombrables influences, le film fait office de Star Wars de la nouvelle génération. Telle la
trilogie de George Lucas, celle des frères Wachowski présente un ensemble homogène composé de multiples éléments
empruntés à diverses cultures, de sources thématiques et esthétiques que l'œuvre digère de manière intelligente.
Des mythologies chrétiennes ou grecques au comic book, en passant par les écrits classiques de Joseph Campbell ou
la littérature de science-fiction, c'est tout un pan de la culture occidentale qui est traversé sous l'influence
formelle asiatique (combats au sabre, à l'arme lourde ou arts martiaux, japanimation, jeux vidéos...). Au croisement
d'inspirations diverses, l'univers de Matrix est souvent accusé de plagiat alors que d'un terreau commun à de
nombreux films, romans, bandes dessinées, il élabore une forme nouvelle, une greffe improbable et
réussie.
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ANIMATRIX
Indépendamment de la qualité de Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, il est indéniable que ces œuvres sont
fondées sur un univers solide et cohérent. Quoi de plus naturel, donc, que de chercher à exploiter les pistes
offertes par un tel foisonnement. C’est ainsi qu’en guise de préambule au deuxième volet, les Wachowski montèrent
le projet ambitieux et original des Animatrix.
Retournant la faveur à ceux qui les avaient inspirés, les deux frères décidèrent que les histoires exploiteraient
les prémices et les appoints de leur univers. C’est ainsi que naquirent ces huit aventures animées en neuf
courts-métrages de style et de provenance différents.
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MATRIX
1999. La galaxie lointaine des blockbusters est devenu un petit village mondial où les différentes peuplades
communient en écran large et son THX. Les "movie brats" d’hier (Spielberg, Lucas, Scorsese…) sont les parrains
d’aujourd’hui, régnant sur l’Empire cinématographique depuis un quart de siècle. L’Empereur lui-même revient avec
un nouvel épisode de Star Wars. Les fans s’agitent, accourent, avides de découvrir enfin ce qu’ils ne pouvaient que
supputer.
Enorme score au box-office, mais certains pensent que la Force n’est plus avec Lucas. Elle s’en est allée agiter
d’autres esprits, des cinéphages fin de siècle tout frais, les frères Wachowski. Contrairement à leurs Pères,
ceux-là ne sont pas nourris aux serials et aux grands classiques américains. Ils ont tété la culture pop à toutes
ses mamelles: films de kung-fu, animation japonaise, jeux vidéo, cinéma de Hong Kong et comics.
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MATRIX RELOADED
Libérez votre esprit. Ces quelques mots illustraient l'une des premières affiches du film. A l'issue de la
première vision de Matrix Reloaded, on voudrait bien. On voudrait comprendre. Comprendre la plupart des choix,
pour le moins déconcertants, des frères Wachowski. Ceux-là même qui nous avaient épatés voici quatre ans avec un
film qu'on considérait non sans raison comme l'équivalent de La Guerre des étoiles pour la nouvelle
génération.
A l'instar du film de George Lucas, le premier volet parvenait, sans rien inventer véritablement, à mêler différentes
cultures. Se croisaient alors le comic book, le manga, la japanimation, les jeux vidéos, les films asiatiques ou
encore la littérature de science-fiction occidentale et les préceptes religieux et mythologiques sans oublier les
textes de Joseph Campbell, dans une mixture homogène et magnifiée par une mise en scène virtuose et parfois même
novatrice. C'était le défi, alors remporté.
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