| |
|
|

MY BLUEBERRY NIGHTS
Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. ..
Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler. A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.
 |
|
|

WONG KAR-WAI, WORK IN PROGRESS
L’angoisse de la page blanche, Wong Kar-Wai la sublime en art du tâtonnement. Des verres fumés en guise de signature coquette, une cartouche de Lucky Strike à portée du combo, l’irrésolu lance un regard amusé sur le vaillant petit orchestre qui le suit aveuglément. Les langues se délient, les violons s’échauffent, les sillons contradictoires n’en finissent plus de se perdre. Une semaine, un mois, deux hivers, trois printemps… La tête chercheuse ne se décide toujours pas à lâcher prise. WKW ou le principe de l’incertitude: une symphonie de l’impossible aussi hasardeux qu’éprouvant, ou le désir sans cesse renouvelé de raviver les songes. Une genèse papillonnante, quitte ou double permanent, dont l’ambition secrète serait d’arrêter le temps.
Elle voudrait le retrouver à l’arrêt de bus. Il rêve de la bousculer dans la rue adjacente. La pluie s’est évaporée, la foule s’est liquéfiée. L’un n’a d’yeux que pour l’autre, quand cet autre tourne les talons et boude l’évidence. Les corps-aimants mendient, gémissent, se frôlent, puis s’éclipsent. Les affaires de cœur de Wong Kar-Wai sont d’abord des affaires de leurre, de déveine chronique et d’invitations tardives.
 |
|
|

WONG KAR-WAI: ONDE SENSUELLE
Débonnaire, lucide, imprévisible, Wong Kar-Wai semble pourtant cumuler tous les vices: indécis, retardataire, maniaque, mégalomane, fieffé menteur,incorrigible joueur? Gentleman à toute heure. DepuisAs Tears Go By et son entrée élégante et culottée, pas une héroïne qui ne soit sublimée, pas un acteur qui ne chavire les coeurs, pas une passion tragique qui ne s'exprime avec autant de grâce et de justesse. Le cinéma de Wong Kar-Wai n'est pas seulement l'amour du Beau, il en est l'incarnation, le souffle, le plus exquis et le plus douloureux des poisons.
Le mariage idyllique entre une forme scintillante et un fond orageux, foisonnant et délicat. En huit longs métrages, le cinéaste hong-kongais a lié des amitiés inextinguibles (des acteurs fétiches, une équipe solidaire), séduit la presse, embrassé les honneurs (Prix de la mise en scène 1997 à Cannes), caressé le succès (In the Mood for Love)... Une histoire passionnelle qui connaît ses heurts (les brouhahas de la Croisette), ses chagrins (la disparition de Leslie Cheung), ses fantasmes inespérés (Nicole Kidman, muse consentante), mais ne doit pas masquer l'essentiel: ces lumières-là subjuguent parce que leur éclat vénéneux résonne sans fin.
 |
|
|

FESTIVAL DE CANNES 2007
Le plus beau générique au monde. Même si la concurrence de la célèbre Mostra de Venise s'affirme année après année, le Festival de Cannes reste le rendez-vous incontournable du septième art, le temple préféré du Dieu-cinéma. Du 16 au 27 mai prochain, plus de mille films seront projetés, le champagne s'écoulera par caisses entières et tout le monde aura son mot à dire sur les longs métrages et les dernières starlettes à la mode. Pour cet illustre anniversaire, le Festival a prévu un joli cadeau, un film à sketches événement réalisé par 35 grands cinéastes du monde entier. Qu'on se le dise, la retraite attendra !
Après un cru 2006 jugé relativement décevant, la compétition officielle de la 60e édition pourrait mettre tout le monde d'accord. Les 22 films sélectionnés reflètent un vrai souci de cohérence avec plus de cinéma d'auteur, moins de paillettes et un juste équilibre entre habitués du festival et nouveaux noms. Parmi les habitués, ceux qui n'ont encore jamais reçu la récompense suprême rêvent d'un destin similaire à celui de Ken Loach, palmé d'or l'année dernière pour Le Vent se lève, après de multiplies passages.
|
|
|