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PAPA
Seulement un an après l’indescriptible mais assez prometteur Casablanca Driver, l’ancien Robin des Bois Maurice Barthélémy revient sur les écrans pour nous offrir une fable intimiste, drôle et fragile. Venant jouer dans un registre où on ne l’attendait pas, le réalisateur a donc décidé de nous asséner son film comme une belle claque. Mais pas une claque voulant faire mal.
Juste l'une de celles simplement adressées dans un but de réaction. Celles qui sont accompagnées d’une caresse apaisante pour souligner une émotion que l’on refoulait presque volontairement. Avec un tact scénaristique et visuel, une interprétation fine et délicate, une histoire simple et touchante, Papa possède tout les atouts pour tirer les larmes des yeux des spectateurs sans aucune vulgarité.

MAURICE BARTHELEMY
Au commencement, il y eut les Robins des Bois. Puis il y eut l’acteur. Depuis un an, il y a aussi le réalisateur. Dans l’ambiance feutrée d’un grand hôtel parisien, Maurice Barthélémy, sa bonne humeur et sa gentillesse, nous ont accordé un entretien afin de pénétrer un peu plus dans l’univers de son nouveau film en tant que metteur en scène: Papa.
(La paternité) est un sujet qui me tient à cœur. C’est une histoire qui est arrivée à quelqu’un qui m’est proche et j’ai vécu ce drame en même temps qu’elle, de façon bien évidemment moins brûlante parce que j’étais un tout petit peu plus éloigné, et du coup j’avais cette histoire qui était en moi et que je voulais sortir un jour d’une manière ou d’une autre.

ALAIN CHABAT
L’ex chef des Nuls a fait du chemin depuis les années cultes de la tranche horaire de Nulle Part Ailleurs. Avec en point d’orgue la réalisation d’un des plus gros succès du cinéma français : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Il faut dire que l’homme est talentueux, curieux et charismatique et se dégage de lui un fort potentiel de sympathie qui a fait de lui l’un des comiques les plus populaires du cinéma français.
Pour toute une génération située entre 25 et 35 ans, Alain Chabat est le symbole d’un culte absolu, le représentant d’un vent nouveau soufflant sur l’humour à la française. Avant les pérégrinations des Nuls sur la chaîne cryptée, la France devait se contenter en gros du Bébête Show et des facéties d’un Stéphane Collaro dopé aux playmates ridicules.
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CASABLANCA DRIVER
Après avoir vu le documentaire When We Were Kings, Maurice Barthélémy a eu l’idée de faire son propre documentaire sur la boxe, mais en empruntant la direction opposée. C’est de là que vient Casablanca Driver. Du meilleur des boxeurs découle le pire. Avec la forme choisie et le passé que l’on connaît de son auteur, le projet avait de quoi attirer. On espérait un Spinal Tap sur le milieu de la boxe, au mieux une version Z.A.Z de Rocky.
Finalement, on se retrouve à mi-chemin entre tout cela, avec un film hybride, empruntant sa forme visuelle et remarquablement travaillée à des auteurs comme Oliver Stone (pour JFK) ou Michael Mann (pour Ali). Cette satire d’un homme déterminé malgré son incompétence et les nombreuses touches d’humour noir qui jalonnent le film rappellent souvent certaines émotions ressenties devant les meilleurs Buster Keaton. Mais à trop soigner sa forme et sa droite, Barthélémy à omis de traiter sa ligne directrice avec punch et ce, malgré de très bonnes scènes tout au long du métrage.
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