| |
|
|
 |
|
|

PROMETS-LE MOI
Sur le point de mourir, un vieil homme demande à son petit fils de lui exaucer trois voeux : se rendre en ville pour vendre une vache, acheter une icone avec l’argent, et revenir avec une fiancée. Le trajet prendra des allures de voyage initiatique pour le jeune garçon, qui n’a jamais quitté son village...
Emir Kusturica entrera-t-il dans la légende cannoise en devenant le premier réalisateur à obtenir trois Palme d'Or ? Déjà coiffé à deux reprises par la récompense suprême, pour Papa est en voyage d'affaires (1985) et Underground (1995), le cinéaste serbe revient sur la Croisette avec une nouvelle fable, trois ans seulement après son dernière passage pour La Vie est un miracle et deux ans après avoir été le président du jury cannois. Ce boulimique touche à tout évoquait pourtant la possibilité d'arrêter le cinéma après la vaine polémique sur le contenu idéologique de son film Underground. Après deux ans de retraite et motivé par les (mauvais) films de Bernard-Henri Lévy, Emir Kusturica a repris les affaires en main. Il a créé un village culturel en Serbie, Küstendorf et travaille sur un documentaire consacré à la vie du footballeur Diego Maradona.
 |
|
|

KUSTU LE FOU
Le monde du cinéma peut remercier Bernard-Henri Lévy.Sans la nullité du Jour et la nuit,l'inénarrable navet de notre intellectuel à chemiseblanche, Emir Kusturica aurait selon ses diresarrêté de filmer. Lassé de la polémique autour de sonfilm Underground, fatigué de devoir porter lefardeau d'une nationalité devenue préjudiciable, lepoète des Balkans avait songé à mettre un terme à sacarrière cinématographique pour se consacrer à sesdeux grandes passions, la musique et le football.
Le Festival de Cannes 1995 aurait dû être laconsécration pour le fils spirituel de FedericoFellini. Pour son sixième long métrage de fiction,Underground, Emir Kusturica entrait dans leclub très fermé des réalisateurs doublement palmésd'or. Mais voilà, un article assassin d'AlainFinkelkraut dans Le Monde allait écourter sonbonheur. La charge était particulièrement rude. EmirKusturica était accusé des pires maux et surtout decomplicité de crimes de guerre par omission. Pour le"philosophe", le jury cannois présidé par JeanneMoreau "a porté aux nues la version rock,postmoderne, branchée, américanisée et tournée àBelgrade de la propagande serbe la plus radoteuse etla plus mensongère".

LA VIE EST UN MIRACLE
Luka est un ingénieur sans histoire, chargé de moderniser une ligne de chemin de fer. La guerre éclate. Son fils part au combat, sa femme le quitte. Sa vie bascule quand il reçoit la garde d'une prisonnière mulsumane et en tombe amoureux.
Six longues années séparent Chat noir, chat blanc de La Vie est un miracle; on retrouve pourtant intact le talent visuel d'EmirKusturica, son univers baroque et foisonnant, son sens rabelaisien du cinéma. Que raconte au juste son nouveau film? L'immortalité de l'amour rien que ça, dans une version balkanique de Roméo et Juliette de William Shakespeare - le dramaturge pas le joueur de football.
 |
|
|

FESTIVAL DE CANNES 2007
Le plus beau générique au monde. Même si la concurrence de la célèbre Mostra de Venise s'affirme année après année, le Festival de Cannes reste le rendez-vous incontournable du septième art, le temple préféré du Dieu-cinéma. Du 16 au 27 mai prochain, plus de mille films seront projetés, le champagne s'écoulera par caisses entières et tout le monde aura son mot à dire sur les longs métrages et les dernières starlettes à la mode. Pour cet illustre anniversaire, le Festival a prévu un joli cadeau, un film à sketches événement réalisé par 35 grands cinéastes du monde entier. Qu'on se le dise, la retraite attendra !
Après un cru 2006 jugé relativement décevant, la compétition officielle de la 60e édition pourrait mettre tout le monde d'accord. Les 22 films sélectionnés reflètent un vrai souci de cohérence avec plus de cinéma d'auteur, moins de paillettes et un juste équilibre entre habitués du festival et nouveaux noms. Parmi les habitués, ceux qui n'ont encore jamais reçu la récompense suprême rêvent d'un destin similaire à celui de Ken Loach, palmé d'or l'année dernière pour Le Vent se lève, après de multiplies passages.
|
|
|