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UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES


Souvent, chez Jean-Pierre Jeunet, les personnages féminins semblent diriger les rênes d’existences qui n’attendent qu’un dernier coup de fouet pour forcer leur destin et le tenir solidement par les cornes. Et s’il y avait chez Ellen Ripley des soubresauts inhumains dans une femme forte de laboratoire, il y a chez Amélie ou Mathilde cette chair profondément idéaliste, cette volonté farouche qui crève l’écran et laisse en retrait l’alter ego masculin.


L’amoureux est la récompense des courses effrénées, le mirage lointain au bout des espoirs chimériques – il est aussi pratiquement muet (Nino), quasiment absent (Manech), une page blanche face au rouge sang des héroïnes exaltées. Manech est un fantôme, un insaisissable visage d’ange, une main gantée de mystère, un feu follet dans les allées du cimetière. D’un bleu presque transparent.



JEAN-PIERRE JEUNET

"Dans une autre vie, je suis mort à la guerre de 14", affirme en plaisantant ("à moitié", précise-t-il) Jean-Pierre Jeunet à propos d'Un long dimanche de fiançailles. Avant la plongée dans les tranchées du début du 20e siècle, il y avait un jeune garçon, à Roanne, qui rêvait de cinéma. Quelques années plus tard, avec son comparse Marc Caro, il y a les premiers courts métrages d'animation (L'Evasion en 1978, Le Manège en 1980), rapidement remarqués (le dernier cité obtint un César). Jeunet traverse alors les années 80 entre clips et spots publicitaires, et y aiguise son sens visuel. En 1990, c'est avec ses Foutaises, court dans lequel il exploite déjà le "J'aime / J'aime pas" d'Amélie Poulain, qu'il accède à une plus grande notoriété. Son premier long ne traîne pas: Delicatessen, co-réalisé en 1992 avec Caro.


Succès public, et encore une fois succès aux Césars. L'homme se crée peu à peu une petite bande qu'il trimballe de film en film (Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfuss…). En 1995 sort La Cité des enfants perdus, fraîchement accueilli par un festival de Cannes qui, quelques années plus tard, allait lui refuser la sélection du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Deux ans plus tard, il remplace, à Hollywood, Danny Boyle sur le tournage d'Alien, la résurrection. Sans Marc Caro, seul aux commandes, Jeunet signe une nouvelle réussite. Malgré tout, il désire après l'aventure américaine se pencher sur un projet plus modeste, en France. En découlera l'aventure Amélie et son triomphe mondial (30 millions de spectateurs sur la planète, 5 nominations aux Oscars). Des petits bonheurs du quotidien au souffle de la grande guerre, il n'y a que quelques pas que Jeunet franchit en adaptant Un long dimanche de fiançailles de Japrisot. Le film est l'un des plus gros paris de la fin d'année.



JEAN-PIERRE JEUNET: LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME


Dans son cinéma de gueules, il y a souvent chez Jean-Pierre Jeunet quelques visages plus féminins qui s'extirpent des foules viriles pour faire entendre leur voix. Amoureuse ou bonne fée, gamine ou revenante, la femme forte tient le petit monde de Jeunet sous sa patte de velours.


1 - LA CITE DES ENFANTS PERDUS
2 - ALIEN: LA RESURRECTION
3 - LE FABULEUX DESTIN D'AMELIE POULAIN
4 - UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES



CLOVIS CORNILLAC : UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES


Il est l’acteur français le plus en vue du moment. Chacun de ses rôles est toujours un régal pour le spectateur et le choix de ses films n’en est que plus intéressant. Cette semaine, c’est dans le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet qu’il nous revient, en Poilu à l’âme secrète et aux sentiments très intériorisés. L’occasion pour FilmDeCulte de faire la promotion du film et de faire le point sur cet immense acteur qui joue et donne toujours avec autant de plaisir.


FilmDeCulte - Qu’est-ce qui vous a, à la base, attiré le plus dans le projet et ce qui vous a le plus touché dans le personnage que vous incarnez?



Attention, cette réponse dévoile certains éléments importants de l'intrigue.

Clovis Cornillac - Le problème de ce personnage-là est qu’on ne peut pas trop en révéler quand on n’a pas encore vu le film car il est un peu une clé de voûte. Mais ce que je trouve bien dans le film, c’est qu’il y a la dimension d’un film d’amour, il y a la dimension d’un film épique en plus d’une enquête policière. Et le personnage de Benoît Notre-Dame est un peu trop essentiel pour en faire la promotion dans des conditions classiques. Par contre, pour ce qui m’a attiré sur le projet, les raisons sont multiples. La première étant qu’avec Jean-Pierre (Jeunet), cela fait des années que l’on a envie de travailler ensemble.



UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES - LE LIVRE


"Il restait ce fil, rafistolé avec n'importe quoi aux endroits où il craquait, qui serpentait au long de tous les boyaux, de tous les hivers, en haut, en bas de la tranchée, à travers toutes les lignes, jusqu'à l'obscur abri d'un obscur capitaine pour y porter des ordres criminels. Mathilde l'a saisi. Elle le tient encore. Il la guide dans le labyrinthe d'où Manech n'est pas revenu. Quand il est rompu, elle le renoue. Jamais elle ne se décourage. Plus le temps passe, plus sa confiance s'affermit, et son attention. Et puis, Mathilde est d'heureuse nature. Elle se dit que si son fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec."


Un long dimanche de fiançailles est le huitième roman de l’écrivain français Sébastien Japrisot. Paru en 1991, il conte l’histoire de Mathilde, jeune fille de 19 ans, née en 1900, fiancée à Manech, garçon envoyé à la guerre en 1917. Mathilde apprend la mort de Manech mais ne peut s’en contenter et part enquêter sur sa disparition, qui demeure mystérieuse.



 
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