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LE CHANT DU MISSOURI – JEUX DE LUMIERE


De par sa formation d’éclairagiste de théâtre et son goût pour la peinture impressionniste, Vincente Minnelli a toujours traité la lumière de ses films avec beaucoup d’attention. Dans Le Chant du Missouri, à la manière d’un Monnet, il créé un mode d’éclairage différent pour chaque saison et va jusqu’à consacrer une séquence entière à cet élément qu’il affectionne tant. Sous forme de galeries photos FilmDeCulte revient sur ces lumières saisonnières et cette scène hors norme.


ETE, AUTOMNE, HIVER ET PRINTEMPS

ETE - Etalée sur deux jours le tableau propose pour chacun d’eux des séquences d’extérieurs ensoleillées (photos 1 et 2) où les personnages essayent de rester à l’abri (photo 3 et 4). La lumière y est chaleureuse et colorée. Les ombres très travaillées habitent toutes les surfaces rendant compte de la distance de l’objet projeté (photo 5 et 6). Des tonalités qui se retrouvent dans la séquence de fête donnée en l’honneur du départ de Leon qui permet de faire le lien entre les deux journées. L’éclairage intérieur très clair (photo 7) rappelle celui du plein jour et se répercute en touches colorées sur la terrasse à l’extérieur de la maison (photo 8). Pour clore cette soirée, la fameuse séquence d’extinction des lampes que nous détaillerons plus bas, comme pour signifier que la lumière de l’été est quasi éternelle et ne s’éteint qu’au plus profond de la nuit.



AUTOMNE - Le tableau se situant le soir d’Halloween, le mode d’éclairage de la saison peut se résumer par la métaphore de la citrouille (photo 9). Une lumière orangée résultant presque exclusivement de l’éclat des flammes (photo 10 et 11) qui se projette au travers de fenêtres (photo 12, 13 et 14). De par son caractère ondulatoire, les ombres qu’elles projettent sont aléatoires, déformées, sculptent les visages (photo 15 et 16) provoquant un atmosphère inquiétant (voir l’analyse de séquence : Halloween - La construction du drame). Le reste de la séquence retrouvant l’intérieur douillet de la maison, tout en gardant ses tonalités orangées, s’éclaircit considérablement (photo 17 et 18).



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