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 ROBERT ZEMECKIS: LE CONVECTEUR TEMPOREL
Malgré une carrière s’étalant sur une période de trente ans et une filmographie de quatorze longs métrages dont plusieurs films cultes (la trilogie Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit?, Forrest Gump), Robert Zemeckis n’a jamais réellement fait l’œuvre d’une analyse même relativement approfondie. On ne compte qu’un seul ouvrage littéraire (The Cinema of Robert Zemeckis, Norman Kagan, 2003), qui plus est honteux: pauvreté du travail éditorial, remplissage des plus odieux, informations erronées, incompétence dans la dénotation de récurrences esthétiques et thématiques mais surtout mépris visible du cinéaste, l’essai de Kagan accumule les tares. Ailleurs, nulle étude notable n’existe pour évoquer le corps de métier de l’auteur – car c’est bien d’un auteur qu’il s’agit -, pas même un site internet. Le moment est venu d’explorer les obsessions du metteur en scène, articulées principalement autour de la notion de temps et de double, maintes et maintes fois revisitées, sous diverses formes, au travers de ses films.
CELEBRITY JEOPARDY
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Il est amusant de voir par quel biais la thématique d’un auteur peut faire son apparition, parfois de manière anodine en apparence, au travers de ses efforts. L’une des premières choses qui attire l’attention chez Zemeckis, c’est son recours régulier à l’inclusion de personnes ayant réellement existé dans les histoires qu’il raconte. Une marque de fabrique qui remonte à son tout premier long métrage, Crazy Day (I Wanna Hold Your Hand, 1978), suivant le parcours d’un groupe de fans du plus célèbre groupe anglais en pleine Beatlemania. Seize ans avant Forrest Gump (id., 1994), le réalisateur utilise déjà des images d’archives (issues de l’émission d’Ed Sullivan dans laquelle le groupe apparut) mariées à des astuces de mise en scène (quatre acteurs qu’on ne voit que de dos ou dont on voit les pieds, etc.) afin de créer l’illusion pour le spectateur. Son deuxième film, La Grosse Magouille (Used Cars, 1980), inaugure la longue relation entre Zemeckis et les différents présidents des Etats-Unis, avec une apparition de Jimmy Carter. Le cinéaste reprend l’une des élocutions du chef d’Etat, dans laquelle il s’adresse dans le plus grand sérieux à la nation, avant que l’antenne ne soit piratée par les protagonistes du film, visant à faire leur pub, qui se termine par le héros lançant au spectateur "Vous m’entendez?", ce à quoi le président Carter répond alors d’un "Je vous entends" originellement adressé au peuple. Ce qui pouvait initialement s’apparenter à un simple gimmick comique (le "cameo" de Carter ne sert évidemment pas l’histoire) semble participer à un exercice plus large entrepris par Zemeckis.
I AM BECOME TIME, THE DESTROYER OF WORLDS
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A défaut d’autre chose, ces participations involontaires de la part de célébrités ancrent chacun de ces films dans une réalité située à un moment précis du temps. Tantôt il s’agit de la Beatlemania des années 60, tantôt du présent pour les spectateurs de La Grosse Magouille ou de Contact (id., 1997) dont le parti-pris réaliste va jusqu’au recyclage de discours de Bill Clinton (ainsi qu’à l’emploi de Larry King dans son propre rôle), jusqu’à l’humour créé dans Retour vers le futur (Back to the Future, 1985) par la révélation au Doc Brown de 1955 que Ronald Reagan, l’acteur, est président en 1985. Après une dernière utilisation cartoonesque du procédé dans La Mort vous va si bien (Death Becomes Her, 1992), où des sosies d’Andy Warhol, Marilyn Monroe, Elvis Presley, Jim Morrison et James Dean font partie de l’élite immortelle du film, l’exploitation qui est faite de ce dispositif atteint son apogée dans Forrest Gump. Au même titre que les nombreuses chansons qui composent la bande sonore du film, l’incursion de personnages et d’événements bien réels dans l’histoire vient indiquer habilement l’époque présente au fur et à mesure que le temps passe. On parle souvent de révisionnisme concernant le film, de par la trivialité du traitement qui est fait de l’Histoire américaine vue "à travers les yeux de Forrest Gump", qui repeint de son regard innocent les grandes tragédies du pays, du Ku Klux Klan au SIDA en passant par la Guerre du Viêt-nam et les multiples tentatives d’assassinat de présidents. Souvent, Forrest a même une incidence sur les événements (il inspire les mouvements de danse d’Elvis, la chanson "Imagine" à John Lennon et signale le cambriolage du Watergate).
LE SENS DE LA VIE
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"L’Amérique disneyisée et vue par un enfant du baby-boom" clamait un journaliste américain. C’est l'une des interprétations de l’œuvre, que les principaux intéressés ont souhaité délibérément vierge de véritable point de vue, de manière à ce que chacun puisse y imprimer sa propre opinion. Comme lorsque le micro de Forrest est coupé durant un discours: "Forrest n’a pas d’opinion à propos de toutes ces choses… ce qui permet au public d’y voir ce qu’il veut", indique Zemeckis. Pour Tom Hanks, le film est "apolitique et donc dénué de jugement. Il traverse toutes ces périodes de l’Histoire des Etats-Unis et rencontre tous ces gens sans que son compte-rendu ne soit édité. Il ne pointe du doigt vers personne, n’intellectualise rien". Et pourtant, beaucoup y voient un propos condamnant l’individualisme et les libertés prises par le personnage de Jenny (qui fuit son enfance malheureuse dans la drogue, pose pour Playboy, joue dans une boîte de strip-tease, est atteinte du SIDA et meurt) et prônant l’attitude simplette de Forrest, qui réussit en faisant ce qu’on lui dit (courir pour fuir à ses agresseurs, courir pour gagner au football, s’engager dans l’armée, courir pour fuir l’ennemi durant la guerre, jouer au ping-pong, se lancer dans la pêche aux crevettes, etc.). Seulement le film avait prévu cette imposition de sens aux actes de Forrest par le biais de la séquence où, après une énième séparation d’avec Jenny, il se met à courir à travers le pays pendant plusieurs mois, sans raison apparente, avant d’être rejoint petit à petit par de plus en plus de gens (au fur et à mesure qu’il prend des allures de messie/gourou), prêts à le suivre car ils voient dans sa démarche une signification particulière dont il niera sans cesse l’existence. Poussant l’exemple encore plus loin, le film se permet même un gag parodique lorsqu’un designer de T-shirts voit un smiley apparaître sur le vêtement dans lequel Forrest vient de s’essuyer le visage. Le seul véritable but de Forrest semble être de courir à la recherche de son destin. Etait-il destiné à rencontrer Jenny et à finir avec elle, malgré leurs multiples déboires? Le Lieutenant Dan croyait dur comme fer que son destin était de mourir au combat comme ses ancêtres. Forrest l’a-t-il empêché d’accomplir son destin? "Quel est mon destin?" demande Forrest à sa mère alors qu'elle est sur son lit de mort. Et celle-ci de lui répondre exactement comme le faisait Doc Brown à Jennifer à la fin de Retour vers le futur III (Back to the Future III, 1990): on fait chacun son destin.
OUTATIME
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Ainsi, telle la plume qui ouvre et clôt le film, Forrest se laisse porter par le vent et va sans cesse de l’avant. "Il te faut mettre le passé derrière toi" lui dit-on. Peut-être est-ce là le véritable sens caché derrière cette relecture de l’Histoire des Etats-Unis. Comme l’explique le protagoniste de Seul au monde (Cast Away, 2000), également interprété par Tom Hanks, il réussit à survivre, échoué sur son île, en comprenant qu’il devait continuer à respirer chaque jour car "qui sait ce que la marée apportera demain?". On ne peut laisser le temps influer sur nous. Chez Zemeckis, les personnages semblent vivre hors du temps. De l’adolescence à l’âge adulte, Forrest ne change pas d’un poil (tandis que Jenny et le Lieutenant Dan arborent divers looks), vivant dans une jeunesse éternelle alors que les années passent. N’est-ce pas là le désir même de Madeline et Helen dans La Mort vous va si bien, à qui l’on offre l’immortalité? Tout comme le héros éponyme de La Légende de Beowulf (Beowulf, 2007) souhaite "vivre pour toujours". Marty McFly est propulsé dans une époque autre que la sienne et dans laquelle il risque de rester coincé pour toujours. Madison Frank est un spectre qui hante la demeure des Spencer dans Apparences (What Lies Beneath, 2000). Chuck Noland, employé de FedEx absolument obsédé par le temps, se retrouve naufragé sur une île déserte pendant quatre longues années. Des séjours nécessaires à ceux qui les entreprennent pour leur enseigner une leçon. Ainsi Marty cessera de suivre les pas de son loser de père (dont il changera en passant la vie), tous deux trop défaitistes pour assumer leurs ambitions (l’écriture pour l’un, la musique pour l’autre); Madison assouvira sa vengeance au travers du personnage de Claire (Michelle Pfeiffer) et Chuck réalisera à la dure ce qu’il a perdu en privilégiant son travail. Par contre, Madeline et Helen, et même Beowulf, ayant eu recours à des pactes faustiens pour accéder à une certaine forme d’immortalité, se voient punis.
JUST A LITTLE BIT OF HISTORY REPEATING
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Quand ce ne sont pas les personnages, ce sont les films dans leur ensemble qui demeurent ancrés dans le temps. Crazy Day ne se passe qu’en 1966, tout comme Qui veut la peau de Roger Rabbit? (Who Framed Roger Rabbit?, 1988) est situé en 1947 (et qui plus est dans un monde qui n’est plus juste hors du temps mais carrément hors de la réalité, êtres humains et dessins animés se côtoyant dans la vie de tous les jours) avec des protagonistes effrayés par le changement (le méchant Juge DeMort ne veut-il pas instaurer la création… d’autoroutes?). Sans oublier Le Pôle Express (The Polar Express, 2004) qui, bien que cela ne soit jamais indiqué, voit son récit se situer en 1955 (l'une des nombreuses références du film à la trilogie Retour vers le futur), en plus d’être suspendu dans le temps, le temps d’une nuit (l’aventure vécue par l’enfant héros pourrait n’être qu’un rêve). Il en découle un évident sentiment de nostalgie que Kagan qualifie bêtement de sentiment réactionnaire, citant la mise en déroute du plan du Juge DeMort ainsi que la comparaison entre le Hill Valley de 1985 (clochards, cinéma X) et celui de 1955 (propre et tout droit sorti d’une sitcom de l’époque). Rappelons que le plan du Juge DeMort passait par un génocide et que Marty décide de quitter le Hill Valley de 1955 (tout comme le Far West de 1885) au profit de 1985, aussi "pourri" soit-il. L’Histoire demeure néanmoins une notion importante pour Zemeckis. Souvent chez le cinéaste, l’histoire se répète. Ainsi Marty refait-il les mêmes erreurs que son père tout comme Beowulf refait celles de Hrothgar. Et Forrest revit inlassablement les mêmes situations (personne ne veut de lui dans le bus, les autres personnes de son âge le persécutent, les gens qu’il aime finissent par mourir). Le cinéaste embrasserait-il la notion de fatalité après nous avoir dit que l’on faisait chacun son propre destin? Non car c’est justement en mettant un terme à ce cycle redondant que l’on prend sa destinée en mains (Marty change le passé, Marty décide de ne plus s’énerver lorsqu’on le traite de "mauviette", Chuck décide de tenter sa chance en mer, Beowulf rectifie son erreur). Seul le parcours de Forrest semble ne pas avoir de finalité (ne revit-il pas son premier jour d’école lorsqu’il accompagne son fils prendre le bus?), pas de réponse (comme désiré par Zemeckis et Hanks).
DOUBLE BACK
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Le principe de la répétition est également l’un des symboles représentatifs de la notion de double dans le cinéma de Robert Zemeckis. Lorsque ce ne sont pas les scènes qui sont répétées (les poursuites entamées dans le café/bar/saloon de Hill Valley en 1955, 2015, 1885; le parcours de Forrest cité plus haut), ce sont les personnages qui se renvoient l’un à l’autre et ce, dès La Grosse Magouille. Dans le film, deux frères jumeaux concessionnaires de voiture d’occasion sont rivaux. Le bon frère meurt au début du film et lègue l’entreprise au héros, qui devra alors concurrencer le mauvais frère. Le double est alors un simple artifice d’antagonisme basique. Dans Retour vers le futur, Marty devient (le double de) son père en s’appropriant malgré lui sa cible amoureuse (Lorraine) et sa némésis (Biff). Il rencontre également deux Doc et deux Biff (l’un jeune en 1955, l’un vieux en 1985) et se rencontre même soi-même vers la fin (comme d’autres personnages dans la saga: Biff, Doc, Jennifer), ce qu’il réitèrera dans la suite, en se croisant lui-même au même âge, mais surtout lui-même âgé de 47 ans, ainsi que son fils et sa fille (tous incarnés par Michael J. Fox). Autant de doubles qui lui servent d’aperçus vers un futur alternatif à éviter, comme Scrooge dans Un conte de Noël de Charles Dickens. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il s’agit là du prochain film de Zemeckis, qui a d’ores et déjà engagé Jim Carrey pour interpréter le rôle de Scrooge à divers âges mais également celui des trois fantômes qui viennent enseigner une leçon au vieillard acariâtre durant ces séjours suspendus dans le temps. Le Pôle Express propose le même genre d’expérience en confiant pas moins de six rôles à Tom Hanks (l’enfant héros, son père, le contrôleur du train, le spectre sur le toit du train, le Père Noël ainsi qu’une marionnette… de Scrooge!), comme pour sous-entendre qu’ils sont tous issus de l’imagination du même personnage (l’enfant).
LE GOÛT DES AUTRES
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Le personnage du double n’est pas toujours littéral. Il passe parfois par un substitut de l’être perdu et recherché par le protagoniste principal. Le détective Eddie Valiant faisait autrefois équipe avec son frère avant que celui-ci ne soit tué par un toon. Il perd goût à la vie avant de se retrouver contraint à faire équipe avec Roger Rabbit, qui devient alors un doppelgänger du frère de Valiant, manquant lui aussi de se faire tuer par le même toon, le Juge DeMort. Dès lors qu’il sera séparé de sa Jenny, Forrest n’aura de cesse de trouver des âmes sœurs pour la remplacer. Il y a tout d’abord Bubba, qu’il rencontre de la même manière que Jenny, dans un bus où règne la discrimination, puis le Lieutenant Dan, et finalement Forrest Junior, seul capable de remplacer sa mère, Jenny, après sa mort. De la même manière, dans Contact, la jeune Ellie Arroway compensait l’absence de sa mère décédée par la recherche d’autrui sur les ondes d’un émetteur radio ("Est-ce qu’on pourrait parler à maman?" demande-t-elle à son père) avant de se tourner vers l’espace à la mort de son père (insatisfaite de la réponse offerte par son prêtre, elle choisit de se perdre dans la science plutôt que dans la religion). Ce même père qui sera l’avatar (donc le double) choisi par les extraterrestres pour communiquer avec Ellie devenue adulte et ayant voyagé aux confins de l’univers afin d’y trouver une réponse.
TOI, TU ES MON AUTRE
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Pour Claire Spencer dans Apparences, c’est le départ de sa fille unique pour l’université qui crée un manque à combler. Un jour, elle pleure dans son jardin et réalise alors que sa voisine est également en train de pleurer de l’autre côté de la barrière qui sépare leurs propriétés. Sa voisine souffre d’un mariage difficile qui renvoie évidemment à celui de l’héroïne, moins rose qu’il n’y paraît et qu’elle projette probablement sur celui de ses voisins. La voisine disparaît et c’est alors que Claire commence à soupçonner la présence d’un fantôme chez elle. Zemeckis évoque dans une interview les similitudes entre ces deux derniers films (Contact et Apparences), traitant tous deux de "femmes émotionnellement isolées qui dans leurs tentatives de communiquer avec autrui en viennent à avoir des relations potentiellement hallucinées avec des êtres surnaturels". On pense également à Wilson, la balle de volley-ball personnifiée par un visage grossièrement dessiné dans le sang même de Chuck dans Seul au monde, comblant l’absence de l’être aimé. Dans Apparences, une blonde (la fille) est remplacée par une autre (la voisine) remplacée à son tour par une autre blonde (Madison, le spectre), image-miroir de l’héroïne (blonde aussi, il faut dire qu’on nage en plein Hitchcock), avec qui elle a partagé un homme et qu’elle va jusqu’à posséder. A ce titre, les personnages féminins de La Mort vous va si bien se renvoient également l’un à l’autre comme revers d’une même médaille.
THE CINEMA OF ROBERT ZEMECKIS
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En bon cinéphile, Zemeckis va même jusqu’à répéter des scènes ou des détails de ses prédécesseurs, se faisant le double de Sergio Leone (hommage à Il était une fois dans l’Ouest par la reprise de plans du film dans Retour vers le futur III), D. W. Griffith (Tom Hanks est intégré dans une scène de Naissance d’une nation), Stanley Kubrick (la séquence du trip interstellaire de Contact renvoie évidemment à 2001, l’odyssée de l’espace) ou Alfred Hitchcock (Apparences cite ouvertement Fenêtre sur cour, Sueurs froides et Psychose), tout comme il s’amuse à traverser tous les genres (western, science-fiction, film de guerre, faits réels) dans la trilogie Retour vers le futur et Forrest Gump. Au final, un seul film apparaît comme réellement impersonnel: A la poursuite du Diamant Vert (Romancing the Stone, 1984), sous-Indiana Jones daté réalisé après les relatifs échecs de ses deux premiers longs et qui ne présente aucun de ses thèmes de prédilection, si ce n’est son goût pour la comédie (qui semble avoir quelque peu disparu de sa filmographie depuis 1994). D’aucuns auront tôt fait de cataloguer Robert Zemeckis dans la catégorie des bons faiseurs, plus intéressé par l’aspect technique du média que par un ou plusieurs fils thématiques, et pourtant, son œuvre est là pour prouver le contraire. En plus d’être un pionnier dans le domaine des effets spéciaux au style devenu reconnaissable, le cinéaste peut se vanter d’avoir une cohérence de propos au travers de ses films, faisant de lui un auteur à part entière.
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