De A à Z
Cette Semaine
Planning des Sorties
Par Réalisateur
Autour du Cinéma
Films Cultes

Tests DVD
Par Editeur
Planning des Sorties
Boutique DVD

Portraits
Culcultes
Galeries Photos

Gros Plans
Dossiers
Entretiens

News ciné
Box-Office
Notes

Nouveaux forums !!
Concours
Newsletter
Liens web

Films de Van Damme
Location de DVD
Carlotta Films
One Plus One
Conception web
Michael Cimino







DIE HARD ET SES DERIVES


Un acteur de séries télé. Un réalisateur inconnu. En 1988, un modeste film d’action vient chambouler Hollywood. Aux héros bodybuildés qu’incarnaient à l’époque Stallone et Schwarzenegger, John McTiernan oppose un flic en civil, pieds nus et dégarni. En lieu et place de la jungle, un labyrinthe de béton et d’acier. Die Hard (Piège de cristal) vient de réinventer le film d’action en huis clos. Retour sur vingt années d’imitations.


FORMULE A SUCCES

Le concept Die Hard peut varier selon les interprétations mais reprend toujours une même base: une menace terroriste ou criminelle; une zone d’action relativement délimitée; un héros pris au dépourvu et contraint de lutter avec les moyens du bord. Ce canevas, 58 minutes pour vivre le reprend à la lettre. Cette première suite de Piège de cristal place John McClane dans un aéroport contrôlé à distance par des terroristes. Encore une fois, l’épouse de McClane est en danger et une fois de plus, comble du ridicule, le journaliste Richard Thornburg vient jouer les trouble-fêtes. On est dans la reproduction la plus basique et sans imagination possible du modèle. La première reprise du concept dans un film indépendant de la saga est le Piège en haute mer d'Andrew Davis en 1992. Steven Seagal y campe un ancien des forces spéciales devenu cuistot sur un navire de guerre. Lorsque le bâtiment est pris en otage, Seagal échappe à l’attention des terroristes et se donne pour mission d’en reprendre le contrôle. Légèrement daté, le film est néanmoins assez efficace et permet à Seagal de s’offrir l'un de ses meilleurs rôles. La suite du film, Piège à grande vitesse, fait la même erreur que Die Hard 2 en cherchant désespérément à reproduire le schéma du premier volet. Au cuirassé est substitué un train et l’affaire est dans le sac. Fort heureusement, le film sera un flop.


SEUL CONTRE TOUS

L’erreur que fait la série de Seagal est de revenir à un héros trop invulnérable. Ce qui faisait le croustillant de John McClane, c’est que, bien que l’homme soit flic, il est avant tout entièrement pris au dépourvu, non équipé et même… non chaussé. La part d’inventivité nécessaire à l’accomplissement de la mission était ce qui en faisait la saveur. Les moins bons avatars de Die Hard sont ceux qui présentent un personnage trop fort: les deux Piège…, on l’a vu, mais également par exemple Mort subite avec Van Damme. Un film comme Ultime Décision l’a bien compris: Kurt Russell campe un analyste en renseignements obligé de prendre en main une équipe de Navy Seals lorsque leur chef, ironiquement interprété par Steven Seagal, meurt au tiers du métrage. Tout un symbole. Dans The Rock, c’est l’équipe de choc entière qui est décimée, la tâche de récupérer Alcatraz incombant à un expert biochimiste et un espion anglais à l’âge canonique. Et dans le trop peu aimé Air Force One, c’est le Président des Etats-Unis lui-même, seul contre tous, qui doit reprendre le contrôle du 747.


DIE HARD DANS UN PLACARD


Die Hard dans un aéroport, un bateau, un train, un stade, une prison. Les combinaisons sont infinies. Certains films dévient de la formule en élargissant le terrain de jeu: c’est le cas de Die Hard: With a Vengeance (Une journée en enfer), troisième épisode de la saga McClane qui se déroule dans New York tout entier. D’autres choisissent de ramasser l’action: dans Speed, Keanu Reeves est prisonnier d’un bus obligé de foncer à toute allure. Ce proche cousin de Die Hard est d’ailleurs l'un des plus réussis tant il reprend l’esprit original du film sans tomber dans la vénération aveugle de la formule employée. A noter que Speed aura la grande originalité de présenter les autorités sous un jour positif, faisant fi du cliché hérité du film de McTiernan où le héros ne peut compter sur personne si ce n’est lui-même. Quitte à réduire l’espace imparti, autant aller plus loin, ce qui donnera un autre dérivé de Die Hard, un cousin certes éloigné, mais à bien des égards plus fidèle à son esprit que nombre de copies: Panic Room de David Fincher. Jodie Foster s’y barricade dans la chambre forte de sa maison suite à l’irruption de trois cambrioleurs. Malin, efficace, exploitant son huis clos avec énormément de talent et d’ingéniosité, ce "Die Hard dans un placard" s’offre comme une brillante épure du concept. Aujourd’hui c’est au tour de Die Hard 4.0 de sortir sur les écrans et de montrer un McClane qui traverse la côté Est des Etats-Unis en long, en large et en travers. On peut comprendre son choix d’avoir voulu aérer la saga: il racontait récemment s’être vu offrir tant de resucées de Die Hard que la machine hollywoodienne s’était mordu la queue: "On m’a proposé un film présenté comme Die Hard… dans un gratte-ciel"!





 
ACCUEIL | CONTACT | NOTES | AJOUTER AUX FAVORIS