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FULL CONTACT
Lionheart
Etats-Unis, 1989
De Sheldon Lettich


Nom: Lyon Gaultier

Le coup qui tue: Bien entendu, le fameux coup de coude filmé sous huit angles différents, lors du combat dans la piscine.

La réplique qui tue: "Lyon… j'ai parié contre toi…
- Tu as eu tort
".

Anecdotes: Le film s'est tout d'abord intitulé A.W.O.L (Absence WithOut Leave), puis The Wrong Bet. Il s'agit d'un remake avoué du Bagarreur, film de Walter Hill avec Charles Bronson.

Critique: Une claque. Le film impose un style, la multiplication des angles pour un même coup. Diversifiés, les combats sont systématiquement impressionnants, et le dernier est un modèle du genre. Si l'histoire ne paie que peu de mine, elle reste crédible et suffisamment linéaire pour que l'on s'y attache. Sans jamais révolutionner le cinéma, Full Contact se veut le summum d'un sous-genre, et une preuve relative du talent d'acteur de Van Damme, assez bon ici.





COUPS POUR COUPS
Death Warrant
Etats-Unis, 1990
De Deran Serafian


Nom: Louis Burke

Le coup qui tue: Facile, le coup de pied final grâce auquel Van Damme envoie le Démon dans le décor.

La réplique qui tue: "C'est une menace ?
- Non... C'est une promesse
".

Anecdotes: Dans la version originale, le tueur se fait appeler The Sandman (le marchand de sable). A la base, Death Warrant s'intitulait The French Fox, projet que Van Damme décrivait comme un James Bond en prison, un croisement entre Piège de cristal et Aliens. Il s'agit du dernier film du contrat passé entre l'acteur et la Cannon.

Critique: Avant tout, une belle description d'un monde carcéral absolument improbable, dans lequel les prisonniers font la loi, et les sous-sols sont réaménagés en bordel. Surtout, la splendide photographie aux tons bleutés, qui permet de transcender ce monde pour lui conférer un aspect fantasmagorique. Coups pour coups, dernière série B de l'acteur, est aussi sa meilleure. Un film bien construit, bien filmé, modeste mais carré. Une petite réussite.





DOUBLE IMPACT
Etats-Unis, 1991
De Sheldon Lettich


Nom: Alex/Chad Wagner

Le coup qui tue: Le coup de tête que Chad met à Alex lors de leur première rencontre

La réplique qui tue: "Alex, ne fait pas ça, c'est ton frère!
- Pourquoi, parce qu'il me ressemble? Je vais changer ça tout de suite
".

Anecdotes: Premier gros budget de la star, Double impact a été co-écrit par l'acteur et Scheldon Lettich (Full Contact) d'après le roman Les Frères Corse d'Alexandre Dumas. Le film est coproduit par Michael Douglas et Paul Michael Glaser (le Starsky de Starsky et Hutch!).

Critique: Vendu à grand renfort d'affiches publicitaires comme le premier gros film de la star, Double Impact déçoit, même si à l'époque, tout le monde ou presque y trouve son compte. Manque de chance, choix malheureux, Van Damme mettra quelques années à négocier son passage de la série B à la série A, enchaînant deux films peu intéressants bien qu'à gros budget. On note toutefois la tentative courageuse de se frotter à la performance du double rôle, tentative dont l'acteur sort la tête haute. Les deux jumeaux sont drôles, complémentaires, et l'acteur parvient à donner à chacun une véritable personnalité. En dehors de ça, rien de bien glorieux à signaler.





UNIVERSAL SOLDIER
Etats-Unis, 1992
De Roland Emmerich


Nom: Luc Deveraux/GR44

Le coup qui tue: Van Damme balançant Lundgren dans une moissoneuse batteuse.

La réplique qui tue: Alors que Veronica cherche sur le corps de Van Damme une puce électronique intégrée sous la peau, elle s'attarde un peu trop sur ses parties intimes. "Is that supposed to be there?"

Anecdotes: Le film devait être à l'origine réalisé par Andrew Davis (Piège en haute mer). Il s'agissait d'un thriller high tech, bourré d'effets spéciaux de synthèse, qui se déroulait sur une plate forme pétrolière et contenant un discours politique qui prenait le pas sur la science-fiction. Les producteurs et les acteurs ont refusé, notamment en raison du coût total.

Critique: Certes, la première scène est impressionnante. Certes, Dolph Lundgren en impose. Certes, le tout est maîtrisé et très bien photographié… Mais que de banalités. Pourquoi avoir évacué tout le côté science-fictionnesque au bout des trente premières minutes pour transformer le film en actionner sans la moindre originalité? Mystère.





CAVALE SANS ISSUE
Nowhere to run
Etats-Unis, 1992
De Robert Harmon


Nom: Sam Gillen

Le coup qui tue: le violent travelling avant figurant la trajectoire d'une balle qui traverse une vitre de voiture.

La réplique qui tue: "Il a un gros zizi?
- Il a un zizi normal
".

Anecdotes: Le scénario a été écrit par Joe Esterhaz (auteur de Basic Instinct) et Richard Marquand (réalisateur du Retour du Jedi).

Critique: "Enfin!", pourrait-on dire... Sans doute le film le plus attachant de Van Damme, aidé par une galerie d'acteurs tous plus talentueux les uns que les autres. La relation qu'il entretient avec le petit Kieran Culkin passe de l'humour à l'émotion avec facilité et, en dépit d'un déroulement assez classique (le film est un remake de Shane, l'homme des vallées perdues), Cavale sans issue recèle de jolis moments. Misant plus sur les sentiments et les personnages que sur le mouvement, le réalisateur confie la mise en scène des scènes d'action à Peter McDonald, et celui-ci se régale, filmant les grands espaces comme un cinéaste de l'âge d'or hollywoodien.


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- 2/5 -

 
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