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RISQUE MAXIMUM
Maximum risk
Etats-Unis, 1996
De Ringo Lam


Nom: Alain Moreau/Mikhail Suverov

Le coup qui tue: Van Damme plante un couteau dans les orteils de son adversaire.

La réplique qui tue: "Et t'es pas chez toi enfoiré de ta race! T'es un keuf ou koi? Parce que nous on n'aime pas beaucoup les keufs".

Anecdotes: Il s'agit de la première collaboration entre Jean-Claude Van Damme et le cinéaste chinois Ringo Lam, avant Replicant et In Hell. Risque maximum, faisant explicitement référence au cinéma européen à travers des cascades à la Rémy Julienne, est notamment interprété par Jean-Hugues Anglade et Stéphane Audran. David Hemblen (Dimitri) est l'acteur attitré du cinéaste arménien Atom Egoyan.

Critique: Le premier film du renouveau pour l'acteur, celui dans lequel il accepte enfin de se mettre à nu, notamment lors d'une très belle scène au cours de laquelle Van Damme laisse échapper quelques larmes. Le karatéka a enfin trouvé son double en la personne du réalisateur Ringo Lam, celui-ci acceptant de le filmer comme un être humain et non comme une icône ou une brute épaisse. L'entente entre les deux hommes est royale, et ils feront deux autres films ensemble avec toujours autant de réussite. Au demeurant, les scènes de combat sont excellentes, et Van Damme se révèle très bien entouré par des seconds rôles impeccables.





DOUBLE TEAM
Etats-Unis, 1997
De Tsui Hark


Nom: Jack Quinn

Le coup qui tue: la totalité du combat dans une chambre d'hôtel contre un Chinois aux pieds armés de couteaux.

La réplique qui tue: Non pas une réplique, mais plutôt la poignée de main entre Van Damme et Dennis Rodman.

Anecdotes: Le titre de travail de Double Team était The Colony. Avec 39 millions de recettes dans le monde, le film a peiné à rentré dans ses frais. Mickey Rourke s'est entraîné durant plusieurs mois aux arts martiaux, non seulement pour prendre de la masse musculaire, mais également pour que ses performances égalent celles de Van Damme à l'écran. Toute la partie du film se déroulant dans la fameuse Colonie est un hommage évident à la célèbre série Le Prisonnier.

Critique: Aujourd'hui, l'agent secret a pour seule mission de voler un camion prototype dans une usine d'un pays de l'Est. Rôle ingrat, comment rêver devant cet agent aux traits de Van Damme, qui se repose au bord de sa piscine niçoise entre chaque mission? Espion industriel, l'agent s'ennuie et n'aspire qu'au repos. Seule consolation, poursuivre sans cesse son ennemi de toujours, lui aussi transfuge de la guerre froide: le terroriste Stavros (magnifiquement joué par un Mickey Rourke à la dérive). Avec une maestria hallucinante, constance chez ce cinéaste, le film joue avec les codes du film d'espionnage pour mieux les transgresser un à un, se retirant du même coup toute possibilité de succès commercial.





PIEGE A HONG KONG
Knock off
Etats-Unis, Chine, 1997
De Tsui Hark


Nom: Marcus Ray

Le coup qui tue: Van Damme qui se bat avec un scooter en guise d'arme.

La réplique qui tue: "Puma, ça ne prend qu'un seul m".

Anecdotes: Tsui Hark, qui avait été bridé par Van Damme sur le tournage de Double Team, se venge en produisant ce film, selon ses propres méthodes. L'acteur, le nez dans la coke durant la totalité du tournage, ne voit rien venir. Sur le making of proposé par le DVD, Van Damme est le seul participant à ne jamais apparaître seul à l'image. Ne tenant plus debout, il a systématiquement besoin d'être soutenu par un autre, dont il ne fait d'ailleurs que répéter les anecdotes. Le scénario, incompréhensible, est signé Steven de Souza, réalisateur de Streetfighter et scénariste de Piège de cristal.

Critique: Une date dans l'Histoire du cinéma d'action. Retournant un à un tous les codes du genre, Tsui Hark livre une bombe d'une force inédite, figurant probablement dans le top 5 des meilleurs films d'action des années 90. Son sujet, la contrefaçon, le cinéaste l'étend à tout le film, qu'il délave, expurgeant les objets et les personnage de toute substance, de toute netteté. Piège à Hong Kong, c'est la dégénérescence totale du cinéma d'action, à travers une caméra monstrueuse qui s'engouffre partout. Incroyablement monté par un cinéaste proposant une idée par plan, le film est sans doute le meilleur de la star.





LEGIONNAIRE
Etats-Unis, 1998
De Peter McDonald


Nom: Alain Lefèvre

Le coup qui tue: Van Damme, les larmes aux yeux, achevant d'un coup de fusil son meilleur ami.

La réplique qui tue: "Vous nous dites sans cesse… Que la légion… Est une famille!
- Ne me dites pas… Ce qu'est la légion.
"

Anecdotes: Le film a été écrit par Sheldon Lettich, réalisateur de Full Contact, Double Impact, et The Order, d'après une idée de Van Damme himself. Peter McDonald était le réalisateur des scènes d'action de Cavale sans issue et le réalisateur de Rambo III. Produit par Ed Pressman (The Crow, Phantom of the Paradise) pour un budget de 35 millions de dollars, Légionnaire a principalement été diffusé à la télévision ou en vidéo.

Critique: Inséré au centre d'une histoire plus ou moins authentique, Van Damme s'essaye ici à un genre différent: le film de guerre, avec son lot d'action, mais surtout de bons sentiments et de belles émotions. Amitié virile, trahisons, muscles luisants sous le soleil marocain, Légionnaire détonne singulièrement dans la carrière de l'acteur. Une petite surprise, un rien désuète, vaguement ratée, mais attachante. Et voir Van Damme chanter "Tiens voilà du boudin" vaut son pesant de pop corn.





UNIVERSAL SOLDIER 2, LE COMBAT ABSOLU
Universal soldier, The Return
Etats-Unis, 1999
De Mic Rodgers


Nom: Luc Deveraux/GR44

Le coup qui tue: dans le combat final, Van Damme se prenant pour Jackie Chan court sur les murs et lance de son pied un tabouret à la gueule de son adversaire.

La réplique qui tue: "Je sais que les boîtes de strip-tease sont équipées d'Internet."

Anecdotes: Ce Universal Soldier - The Return est en fait le quatrième épisode de la série, les deux précédents, sans Van Damme, étant directement sortis en vidéo. Michael Jai White, qui joue ici S.E.T.H., est un authentique champion: ceinture noire dans sept arts martiaux différents, vainqueurs de vingt-six tournois internationaux.

Critique: Si Mic Rodgers s'y connaît en action (il a été directeur des cascades sur une quantité de films, dont Titanic, L'Arme fatale 4, Fast and Furious…) et ne peine donc pas à surpasser en adrénaline le film de Roland Emmerich, il aurait cependant dû confier le scénario à quelqu'un d'autre, tant celui-ci est fait de poncifs. Profondément naïf dans son déroulement, redondant dans ses rebondissements, Universal Soldier 2 peine à maintenir l'attention. Une déception pour un film nerveux mais sans intérêt, censé relancer la carrière de l'acteur.


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- 4/5 -

 
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