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INFERNO
Desert Heat
Etats-Unis, 2000
De John G. Avildsen


Nom: Eddie Lomax

Le coup qui tue: Le film contenant très peu de combats, on se contentera de ce plan incroyable dans lequel Van Damme est nu face à une femme, avec ses santiags aux pieds.

La réplique qui tue: "Johnny avait raison... C'est une très bonne tarte aux pommes".

Anecdotes: Premier film sorti directement en vidéo pour Van Damme, Inferno/Desert Heat/Coyotte Moon a été réalisé par John Avildsen, le metteur en scène de Rocky I et des trois Karaté Kid. Reniant plus ou moins le film, il le signe sous le pseudonyme de Danny Mulroon. Samuel Hadida (True Romance, Le Pacte des loups) est lui aussi non crédité au générique, malgré sa participation en tant que producteur. Véritable galerie de gueules, le film est joué entre autres par Larry Drake (Darkman), Pat Morita (Karaté Kid), Danny Trejo (Les Ailes de l'enfer), Vincent Schiavelli (Batman Returns, Ghost)… A la fin du film, un conducteur de bus invite une femme à aller voir Yojimbo, d'Akira Kurosawa, au cinéma, film dont Inferno est le remake.

Critique: Une véritable et réjouissante petite surprise pour ce film sorti directement en vidéo un peu partout dans le monde. Van Damme s'y révèle modeste, charmant, et le film distille un parfum doux, notamment au travers de magnifiques scènes de désert. Comédie réussie, aux scènes d'action malheureusement moins glorieuses (mais assez rares), Inferno est une petite perle bourrée d'humour, de sensibilité et de bons sentiments. Une réussite discrète.





REPLICANT
Etats-Unis, 2001
De Ringo Lam


Nom: Luc Savard aka The Torch/Replicant

Le coup qui tue: Tout le combat final et mimétique des deux Van Damme qui s'envoient des coups de pieds symétriques.

La réplique qui tue: "You're a bad boy, Luc Savard. You're a very bad boy".

Anecdotes: Pour son interprétation du clone, Van Damme s'est inspiré de documentaires animaliers, imitant ainsi la démarche d'un ourson replié sur lui-même. Replicant devait sortir dans une large combinaison de salles aux Etats-Unis, mais Artisan, la société de distribution, ayant perdu beaucoup d'argent avec la séquelle du Projet Blair Witch, ne put investir dans une véritable campagne de publicité, et se résolut finalement à sortir le film directement en DVD. Plusieurs scènes, disponibles dans l'édition française du DVD, ont été coupées.

Critique: Aidé par un cinéaste qui pour une fois le filme avec respect, Van Damme fait des merveilles dans ce double rôle qui constitue sans doute son meilleur personnage. Œuvre à la finesse et à l'intelligence réelles, Replicant est en outre une série B incroyablement nerveuse et dénuée de toute dérision. Une véritable réussite, d'une grande sécheresse, de laquelle la star sort bien entendu grandie.





THE ORDER
Etats-Unis, 2002
De Sheldon Lettich


Nom: Rudy Cafmeyer/Charles Le Vaillant

Le coup qui tue: Déguisé en rabbin, Van Damme fait son fameux hélicoptère de jambes.

La réplique qui tue: "J'ai pété" (en réponse à son coéquipier qui lui demande quel était ce bruit d'explosion).

Anecdotes: Sheldon Lettich est un collaborateur de longue date de l'acteur, puisqu'il a réalisé Full Contact et Double Impact, et co-écrit, outre ces deux titres, Bloodsport, Légionnaire, et The Order. Les Weldon, co-scénariste du film, a également écrit Replicant. Aux Philippines, le film est sorti sous le titre Jihad Warrior.

Critique: Les premières photos, montrant un Van Damme déguisé en rabbin, laissaient présager une énorme comédie d'action; le nom de Lettich à la mise en scène laissait espérer un retour au bon vieux tatanne-movie tendance Full Contact; la présence de Charlton Heston pouvait faire croire à un produit de qualité. Mou et sans le sou, ce sous Indiana Jones ne surnage que par quelques plans comiques dont on se demande si l'humour est réellement volontaire.





POINT D'IMPACT
Derailed
Etats-Unis, 2002
De Bob Misiorowski


Nom: Jacques Kristoff

Le coup qui tue: euh... Aucun.

La réplique qui tue: aucun souvenir.

Anecdotes: Le titre anglais de Derailed est Terror Train. En France, le film sort en DVD sous le titre Point d'impact. Titre d'autant plus amusant que le cinéaste Bob Misiorowski a réalisé en 1993 un Point of Impact inédit en France. Ce Point of Impact de 1993 est d'ailleurs co-écrit par Les Weldon, scénariste de The Order et Replicant. Le monde est petit. Derailed est produit, comme Replicant, In Hell, et The Order, par la compagnie Films 777, créée par Van Damme, et dont le siège social se trouve en France.

Critique: Le film de la loose absolue pour l'acteur. Non seulement il n'y a strictement rien à sauver dans cette histoire de train pris en otage, mais en plus le tout est tellement mal réalisé que le film est clairement orienté Z. Une bonne grosse nanardise, à voir entre potes pour se fendre la poire. Reste que Van Damme, qui y croit au point d'entraîner son propre fiston dans l'aventure, fait peine à voir. Au passage, vous pensiez que Van Damme jouait mal? Attendez de voir le fils.





IN HELL
The Savage
Etats-Unis, 2003
De Ringo Lam


Nom: Kyle LeBlanc

Le coup qui tue: Van Damme arrachant de ses dents la carotide de son adversaire.

La réplique qui tue: "Je sais que les boites de strip-tease sont équipées d'Internet."

Anecdotes: Le film a connu plusieurs titres. Tout d'abord intitulé Hell, il est successivement devenu The S.H.U., puis The Savage, avant le titre final In Hell. En dehors de l'Espagne, aucun pays n'a sorti le film en salles. A la base, l'histoire devait se dérouler au Mexique, mais a été déplacée en Russie pour des raisons de budget.

Critique: Un Van Damme tout en noirceur et en finesse, qui révèle des talents enfouis depuis Replicant, du même cinéaste. Sa lente descente aux enfers, son jeu désincarné, renforcent la puissance d'un film d'une violence extrême. Les combats, plus rares que prévu, sont d'une brutalité incroyable, qui tranche avec le côté Bloodsport auquel on pouvait s'attendre. Si le film pâtit légèrement de son manque d'argent et de ses ambitions poétiques, il reste la preuve que Van Damme existe toujours.





NARCO
France, 2004
De Tristant Aurouet et Gilles Lellouche


Nom: Jean-Claude Van Damme

Le coup qui tue: aucun.

La réplique qui tue: "On est toujours une star aux yeux de ceux qu'on aime."

Anecdotes: Jean-Claude Van Damme n'apparaissant que trois minutes dans le film, les cinéastes ont eu l'honnêteté de ne pas axer leur promo sur cette présence. Le dossier de presse mentionnait le texte suivant: "Chers amis journalistes, comme Lenny Barr, vous croyez avoir vu Jean-Claude Van Damme dans le film que nous venons de vous projeter. Mais ce n'est qu'un rêve. Aussi, merci d'avoir la gentillesse de ne parler de ce rêve à personne, surtout pas à vos lecteurs, afin qu'ils puissent aussi rêver."

Critique: Van Damme est devenu une telle icône (pour de bonnes ou de mauvaises raisons) qu'il peut se permettre d'apparaître en guest star dans un film, jouant son propre rôle. Récitant son monologue final avec une belle sensibilité et une réelle sincérité, il réussit à hausser sa scène largement au-dessus du niveau du reste du métrage, assez médiocre. Une performance discrète, mais indiscutable.


Anthony Sitruk
(Sauf Timecop et Mort subite: Robert Hospyan)

- 5/5 -

 
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