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Miranda Otto
Dieu que la demoiselle est jolie. Qu’elle sait faire baver les hommes de son minois de pouponne. Visage de femme-enfant capable de faire la moue la plus trognonne de la terre, cette jeune femme de trente-cinq ans débarque sur nos écrans avec son physique de Lolita trop grandie. Sa lippe est tellement sympa qu’on n’a envie que d’une chose; c’est de lui tirer sur les joues en lui faisant risette. Franchement, un visage comme le sien donne à aspirer à la sérénité la plus totale, qui voudrait se montrer violent avec en face de lui ces fossettes, ces yeux, ces cheveux blonds et ce menton mignon? Personne. C’est la réponse.
Fille d’un acteur australien, Miranda est née là-bas, loin, par delà les mers, en Australie, le 17 décembre 1967. Ce qui signifie que ses 35 ans se fêtent un jour avant la sortie mondiale des Deux Tours, voilà de l’information intéressante. Son père l’appela ainsi en hommage à la pièce de Shakespeare, La Tempête, où un des personnages principaux s’appelle ainsi. Miranda a fait ses armes d’actrice jolie à la fameuse école NIDA. Ecole où Mel Gibson usa ses fonds de culottes à apprendre aussi à jouer les mauvais flics et autres rebelles écossais.
Après quelques apparitions dans des films et téléfilms restés confinés au niveau de l’Australie, la belle Miranda finit par s’exporter à trente ans passés aux Etats-Unis pour être enfin découverte pour son rôle, petit par la taille mais d’importance pour l’histoire, dans La Ligne rouge. Ensuite, elle enchaînera les seconds rôles. Epouse battue dans l’angoissant Apparences, tordante fausse française mais vraie nymphomane pour Human Nature. D’ailleurs elle obtint ce dernier rôle en consolation après avoir été écarté par Cameron Diaz du casting de Dans la peau de John Malkovich, puisque les films sont tous deux écrits par Charlie Kaufman.
Libre dans sa tête, libre dans son corps, Miranda était l’actrice rêvée pour jouer Eowyn, la femme-guerrière du Seigneur des Anneaux. Indépendante, il semblerait presque que le rôle a été écrit pour elle. Parfaite pour un rôle touchant, laissant transparaître la rivière en furie qui bouillonne en elle, retenue par les traditions et coutumes du pays de Rohan, elle ne veut pas finir en cage. Tant pis pour les machos. La belle australienne va, à coup sûr, exploser après Les Deux Tours, pour devenir une vraie star qui en montrera à ses compatriotes en toc. Miranda est là, et sa bouille à faire fondre les icebergs va tout submerger.
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