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GALERIE PHOTO

Rodrigo Santoro





Yumy. Quatre lettres extasiées qui s’échappent de la bouche en cœur de Drew Barrymore à la vision d’un excitant surfer sur les plages de sable fin l’été dernier. Quelques mois plus tard, les pulls sont revenus couvrir la peau nue, et Love Actually fait presque regretter la canicule.


REGARDEZ-MOI, JE SUIS LE PLUS BEAU DU QUARTIER

Evoquant à la fois un tennisman nain et un hidalgo sorti d'un paquet de Pépito, le nom de Rodrigo Santoro était encore inconnu il y a quelques mois hors des limites de son pays. Il est désormais sur toutes les lèvres les plus variées, voire plus si perversité. L'enfant de Petropolis, à Rio de Janeiro, s'est offert à quelques productions anglo-saxonnes qui ont rapidement ferré la beauté du gibier. Il y a quelques mois, il était l'objet de l'embarras de Cameron Diaz dans Charlie’s Angels, les anges se déchaînent, pas habituée à manœuvrer de si impressionnants appâts aux attributs de statue grecque ("You know, when it’s big like that…"). Santoro s'y limite à l'incarnation d'un surfer moite à la peau d'or, posté à demi nu à côté de sa voiture, une serviette superflue négligemment posée autour de sa taille. Il s'agit pourtant presque d'un contre-emploi: malgré le caractère parlant de la traduction au Brésil des aventures des Anges (devenues des Panteras), Santoro n'est pas un prédateur confirmé. A l'image de son utilisation dans Love Actually, il est plutôt du registre de la foudroyante beauté où le charme devient scud fatal mais bombardé sans réellement le vouloir. Santoro, c'est un peu l'adolescent inconscient de l'attraction sexuelle qu'il exhale de la moindre fibre de ses muscles, celui qui se désapera sans soupçonner le suffocant érotisme de ses gestes.


OHE DU COCON

Au Brésil, ils l'avaient bien compris (ou mal selon le point de vue). Rodrigo y était employé dans les télé-novelas les plus prudes et les plus niais, son bolide de première classe restant désespérément caché sous une bâche castratrice. Pire, l'acteur en était à doubler la jeune souris vedette de Stuart Little. Rodrigo Santoro n’était-il qu’un sous-Mickey à la voix d’hongre? Les cheveux sont alors longs, les chemises d'un goût douteux, le duvet tient de la faute de goût et le sex-appeal est en sourdine. Pourtant Rodrigo l'assure: "J'apprécie le soleil de Rio lorsque je peux y faire du sport". Adepte des planches de surf et du beach-volley, Santoro y travaille sans penser son splendide corps d'Apollon abandonné pratiquement nu sur un coin du lit de Laura Linney dans Love Actually. Le muscle saillant et le regard mutin, Rodrigo y est encore une fois laissé pour compte, fantasme sexuel trop beau pour être de véritable chair. Ses 190 centimètres restent seuls, moue un instant boudeuse d'enfant perdu entre les balançoires d'Avril Brisé et les travestissements de Carandiru où il incarne une Lady Di carcérale. Une façon pour la bombe anatomique de fureter afin de se retrouver et d’affirmer sur d’autres terres sa stature éminemment bandante, son charme des plus suggestifs et son érotisme le plus provocateur. Rodrigo, prazer em pecado.





FILMOGRAPHIE SÉLÉCTIVE:

2003 Love Actually
2003 Charlie’s Angels, les Anges se déchaînent
2003 Carandiru
2001 Avril Brisé
2001 Brainstorm

QUELQUES LIENS :

http://www.imdb.com/name/nm0763928/



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