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James Franco
Regard ténébreux, sourire charmeur, plastique de rêve qu’il expose sans complexe, artiste accompli, travailleur acharné, James Franco a tout de l’être parfait, mais reste pourtant un homme de l’ombre. De sa carrière semée de petits bijoux, on ne retient sur le continent européen que son rôle de Harry Osborn, le double trouble de Peter Parker. Il est grand temps rétablir la situation, James a vingt-six ans, il est sexy, il a du talent, un Golden Globe dans la poche et bien plus dans le pantalon.
ET SI SEULEMENT...
Si James Franco n’avait pas été timide, s’il avait osé se lancer dans le métier d’acteur plus tôt, si la série Freaks and Geeks n’avait pas attendu la fin de son existence pour devenir culte, si James Dean n’avait pas été qu’un simple téléfilm, si Tobey Maguire avait été moins connu que lui, si Deuces Wild et Sonny avaient trouvé des distributeurs… Une bonne liste de spéculations qui auraient sûrement rendu notre beau James aussi célèbre et adulé par les minettes qu’un Leonardo Di Caprio. Son visage en grand sur des T-shirts que les jeunes filles arracheraient sur son passage lui dévoilant une poitrine pré-pubère, son nom scandé par la foule, des photos de paparazzi de ses fesses bronzées sur une plage d’Ibiza, James pourrait avoir la totale à n’en pas douter. Mais c’est par la petite porte qu’il a préféré s’approcher du star system. Touchant à tous les styles, s’intéressant à des projets périlleux, il s’est attelé à peaufiner un rôle d’ado rebelle en proie à des démons familiaux sur-puissants, qui revient dans la plupart de ses personnages, de James Dean à Harry Osborn en passant par Tino (Deuces Wild), Sonny Phillips (Sonny) ou encore Joey (Père et flic). Bien sûr, comme tout jeune acteur californien, avant ces œuvres plus matures et sombres, il a tâté du soap, du teen movie et autres petits films romantiques. Tombeur de ces dames, briseur de cœur, il y joue de son physique avantageux, qu’il se plaît à dévoiler pour mieux le remettre en cause par la suite.
JUST A GIGOLO
Premier dépucelage plastique sur grand écran, le teen movie Dangereuse séduction. S’admirant à l’occasion torse nu dans son miroir, révélant un buste à tomber par terre, James y livre en fin de course un strip-tease renversant avant de se laisser attacher sur un lit d’hôtel en string noir par une brune pulpeuse. Une apparition à l’audace tapageuse pour un film classé PG-13 qui a du laisser plus d’un siège de cinéma humide. La machine est en route. James redonne de la fesse l’année suivante dans le téléfilm multinominé James Dean. Cette fois-ci, sans aucun cache-sexe, il s’expose sur une plage le temps d’une scène sans la moindre timidité sous les traits de l’acteur le plus sexy et énigmatique de tous les temps. James Dean est ressuscité pendant deux petites heures parfaites, alléluia! Mais c’est dans le Sonny de Nicolas Cage, présenté à Deauville en 2002 et malheureusement boudé par les distributeurs français, qu’il va se montrer le plus dévêtu. Rôle de gigolo oblige, il est plus attirant que jamais en costume blanc parfaitement seyant, ou nu chevauchant ses clientes, avant de se balader dans le même appareil devant les glaces de leurs salles de bain. Une exposition de ses attributs à deux doigts de se renouveler dans le magnifique Company, sorti en ce début d’année 2004. Dommage, il enfile son jean un peu trop vite au saut du lit pour nous permettre de savourer plus que sa musculature abdominale. Il ne reste plus qu’à attendre ce que la suite nous réserve: Père et flic (dans nos salles cette semaine), The Ape (écrit et réalisé par James lui-même), Paint (aux côtés de Salma Hayek, haut potentiel culculte en perspective…).
FILMOGRAPHIE SÉLÉCTIVE:
2004 Spider-Man 2
2003 Company
2003 The car kid
2003 Mean people suck
2002 Père et flic
2002 Sonny
2002 Deuces Wild
2002 Spider-Man
2001 James Dean (Téléfilm)
2000 Dangereuse séduction
1999 Freaks and Geeks (série télé)
1999 College attitude
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