MILLION DOLLAR PAPY



Dossier coordonné par Julie Anterrieu.


A l’occasion de la sortie de son nouveau film, Lettres d'Iwo Jima, FilmDeCulte revient sur la carrière de Clint Eastwood.





HEROS MALGRE EUX

Cinquante années se sont écoulées depuis les débuts de Clint Eastwood au cinéma. Cinquante années jalonnées de coups d’éclat construisant pas à pas une figure emblématique du cinéma américain. Cow-boy sans nom, inspecteur cynique, producteur, réalisateur, compositeur. Un nouvel Oscar en poche, il continue son bonhomme de chemin avec un projet des plus ambitieux. Un diptyque autour de la bataille d’Iwo Jima. Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima (nommé aux Oscars 2007 dans les catégories meilleur film et meilleur réalisateur), pile et face d’une même pièce. Il ne faut voir ici aucun patriotisme ou discours politique, le réalisateur aime rester neutre. Peu importe la nationalité, les pertes humaines ont été considérables et troublantes dans les deux camps. Comment chacun a vécu ce mois de mars 1945? Telle est l’idée qui lie ces deux films et recoupe la thématique eastwoodienne primordiale. Comme il le laisse entendre dans nombre de ses interviews, ce n’est pas l’action qui intéresse le réalisateur, mais les êtres humains qui la vivent, les histoires qui se nouent entre eux. Qu’ils soient cow-boys, pilotes, soldats, photographes, voleurs, bandits, gardes du corps, boxeurs, flics, ce ne sont pas les actes qu’ils accomplissent qui importent en fin de compte, mais l’impact que le moindre d’entre eux aura sur leur vie.


Avec ses deux derniers longs métrages, Clint Eastwood se lance plus que jamais dans cette étude des personnages. Mémoires de nos pères proposait, sous ses airs de film de guerre, de réhabiliter individuellement trois héros avalés par le gouvernement américain. Lettres d’Iwo Jima s’attarde quant à lui sur la gestion de l’état de guerre dans les galeries souterraines japonaises par les soldats et les gradés. Comment cohabiter dans les galeries, comment faire face à l’attente, la peur, l’honneur, le poids des traditions, les ordres. Une grande humanité, souvent bardée de violence destructrice et de relation constructive, voilà ce qui se dégage de la filmographie de ce réalisateur à l’aube de ses 77 ans. Une filmographie de vingt-neuf œuvres parfaitement cohérentes où la lumière et la musique s’accordent pour créer une atmosphère quasi mystique, où les traumas sont d’une violence extrême, les héros vieillissants, malmenés, oubliés, les relations humaines contrariées. Une filmographie que nous allons parcourir entre portraits, critiques et analyses, de film en film, de thème en thème.












DOUBLE PORTRAIT
Acteur, producteur, réalisateur, compositeur




FILMOGRAPHIE SELECTIVE
Critiques, coup de loupe, analyses




L'UNIVERS EASTWOODIEN
Des thématiques chères au réalisateurs







 
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