| |
|
|
BUSBY BERKELEY: GALERIE PHOTO COMMENTEE
Pour mieux apprécier son art et se rendre compte de l’imagination sans limites de Busby Berkeley, voici quelques exemples choisis parmi ses plus belles créations.
I - LE ROI DE L’ARENE (1932)
Particulier car antérieur au Code de censure Hayes, le film commence par un étalage de chair féminine totalement gratuit dans une scène de dortoir, et s’achève sur des méchants en cavale, chose strictement impossible après l’adoption du Code. The Kid from Spain, réalisé par Leo McCarey, impose le style Berkeley avec ses désormais célèbres chorégraphies en étoile sur plate-forme, l’une de ses marques de fabrique. On peut repérer parmi les girls les jeunes Betty Grable et Paulette Godard, non-créditées au générique.
II - PROLOGUE (1933)
By a Waterfall
Prologues représente l’acmé qualitatif et narratif de ce que put produire la Warner en matière de comédies musicales dans les années 30. Trois numéros en particulier sont d’authentiques chefs-d’œuvre, dont le fameux By a Waterfall , dans lequel des douzaines de jeunes naïades plongent de multiples plates-formes superposées pour évoquer l’onde d’une cascade avant d’exécuter dans l’eau de gracieux mouvements en parfaite synchronisation. Une autre séquence, Lil Shangai, fera découvrir au public les talents de danseur de James Cagney.
III - GOLD DIGGERS OF ‘33 (1933)
We’re in the Money
Film réalisé par Mervyn LeRoy qui suit immédiatement le succès de 42ème Rue, c’est le premier d’une série consacrée à la Grande Dépression qui s’achèvera en 1938 avec Gold Diggers in Paris. Le film narre l’histoire d’un millionnaire qui se mue en compositeur pour sauver une troupe de Broadway de la faillite. Ce numéro est une allégorie flamboyante et cynique du dieu Argent, denrée précieuse après le krach boursier de 1929. Les girls, et Ginger Rogers en tête, qui improvisa seule la chanson au piano durant son audition, y glorifient le dollar et en filigrane, Berkeley apporte un écho au New Deal que Roosevelt lance pour résorber les problèmes des Américains alors au cœur du marasme.
The Shadow Waltz
The Shadow Waltz apporte une couleur plus légère, plus poétique au film qui traite d’aspects bien terre-à-terre et matérialistes. Celui-ci était prêt à sortir en salles quand le producteur Jack Warner, en lévitation après le succès incroyable de 42ème Rue, décida d’ajouter quantité de numéros musicaux dirigés par Berkeley et intercalés au montage.
- 1/2 -
|
|
|