La 31e édition du Festival du Film Américain
de Deauville s'est terminée par le triomphe
logique et
attendu de Collision, premier
long métrage du scénariste de Million Dollar
Baby, Paul Haggis, qui a déjà obtenu un vrai
succès critique et public aux Etats-Unis. Film
chorale sur la difficulté de vivre à Los Angeles,
Collision a obtenu le Grand prix du jury
des mains de son président Alain Corneau,
succédant ainsi à Maria, pleine de Grâce.
Dénouement heureux d'une édition contrastée avec
de très bons longs métrages présentés, mais dans
une
ambiance morose en raison de l'absence de
stars.
OU SONT LES
STARS?
... à Venise hélas. Depuis que l'attrayante
Mostra
a déplacé la date de son ouverture au début du
mois de
septembre, entrant ainsi en concurrence directe
avec
le Festival de Deauville, les stars américaines
boudent la Normandie pour la Cité du Doge. La
désaffection des vedettes a été cette année
particulièrement criante et remarquée. Alors que
Venise a présenté toute la semaine une insolente
délégation hollywoodienne, Deauville a dû se
contenter des miettes de glamour laissées par
l'omnipotent rival. Ces absences ont provoqué une
évidente baisse de la fréquentation, notamment
des
fameux people. Difficile de motiver les foules
sans
les paillettes et d'attirer le chaland avec
seulement des réalisateurs, souvent inconnus du
grand
public. Le sourire de Kirsten Dunst, lors de la
présentation
de Rencontres à Elizabethtown, le très
beau film de Cameron Crowe, restera en
conséquence
l'image de
cette édition 2005. La future Marie-Antoinette a
ému
les festivaliers par sa beauté et sa
disponibilité.
L'acteur
américain Forest Whitaker, venu défendre
Mary d'Abel Ferrara, a également reçu un
magnifique et vibrant hommage.
UN BON
CRU
Si les stars manquaient à l'appel, la majorité
des films projetés, et c'était peut-être
l'essentiel, était de qualité. La compétition
était de
très bonne tenue. Le jury
a récompensé Collision, Keane,
Transamerica et On the Outs, mais
Brick, Reefer Madness ou encore
Edmond auraient très bien pu figurer au
palmarès. Comme lors du Festival de Cannes 2005,
le
thème de la paternité a été largement abordé
(Keane,
Transamerica, Elizabethtown hors
compétition), de même que celui de l'Amérique
cachée,
de la
misère sociale et culturelle mise en lumière par
les récents événements de la Nouvelle-Orléans.
Plus inégales, les avant-premières
recelaient quelques perles comme Kiss Kiss,
Bang Bang de Shane Black, Tout est
illuminé de Liev Schreiber ou encore
Lonesome Jim de Steve Buscemi. Mais le
grand moment du festival restera la projection,
dans l'une des plus belles salles de cinéma du
monde,
des Noces funèbres de Tim Burton, 1h15 de
bonheur échevelé, bercé par les images d'un
conte irrésistible et le chant plaintif d'un
piano mélancolique.
SOMMAIRE:
 NEWS L'actualité du festival au jour le jour.
 LES CRITIQUES Une sélection exhaustive des films présentés.
 ENTRETIEN L'équipe de Kiss Kiss Bang Bang.
 ENTRETIEN Cameron Crowe, Kirsten Dunst (Rencontres à Elizabethtown).
 EDITION 2004 Les films, les portraits des personnalités présentes...
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