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JEAN-MAX CAUSSE


Exploitant, distributeur, cinéaste, restaurateur de pellicule, Jean-Max Causse multiplie les casquettes pour mieux faire partager sa passion dévorante pour le septième art. Pour les studios américains, il est le grand témoin de l'âge d'or du cinéma hollywoodien, une référence mondiale en terme de cinéphilie. La première édition de "Paris Cinéma" ne pouvait pas décemment s'organiser sans son concours. Nous l'avons rencontré à l'occasion du festival "Restaurations et Cinéphilie" présenté jusqu'au 15 juillet dans la salle panoramique du Grand Action (5 rue des Ecoles, métro Cardinal-Lemoine ou Jussieu). Un entretien fleuve et précieux de l'autre Monsieur Cinéma.


1 - PARIS CINEMA
2 - LA RESTAURATION
3 - LA CINEPHILIE
4 - LE MILITANTISME
5 - LES PROJETS


1 - PARIS CINEMA

L'AGE DE LA RESTAURATION

Jean-Max Causse - Quand "Paris Cinéma" s'est organisé avec la mairie, il y a eu une répartition. Eux avaient décidé d'un certain nombre de manifestations, notamment un hommage à Terry Gilliam. Ils sont venus nous proposer des trucs, je leur ai dit: "Ecoutez, moi ça ne m'intéresse pas trop, nous on s'occupe des rééditions et du répertoire". Et comme en ce moment, on est en plein dans les restaurations... Les films arrivent souvent en bout de course, il faut restaurer les négatifs. On en profite maintenant, grâce au DVD qui est devenu l'élément financier moteur pour reconstituer les films tels que les auteurs l'auraient souhaité. Il ne faut pas oublier qu'en Amérique le director's cut est quelque chose de très récent. Avant, les cinéastes n'avaient aucun droit, ils livraient leurs bobines au studio qui en faisait ce qu'il voulait. Hormis quelques exceptions, mais c'était plutôt rare. En plus c'était illégal, le studio faisait ça par amitié ou alors c'était une condition sine qua non comme l'avait stipulé Kubrick avec la Warner. Peckinpah, ils ont charcuté ses films sans arrêt. Donc nous, on a proposé de faire une rétrospective là-dessus, afin d'éclairer le public sur tout ce travail autour du négatif - le remontage, la recherche des scènes manquantes, etc. Comme nous ne pouvions pas le faire seuls - on avait besoin de la Cinémathèque qui n'était pas prévue et des Archives du film français -, ça nous a permis de faire d'une pierre deux coups: faire entrer les deux organismes à "Paris Cinéma" et parler de ce qui nous tenait à cœur, le patrimoine et la restauration.


UN CHOIX METICULEUX

Jean-Max Causse - Le choix des œuvres a été dictée par la restauration. On travaille beaucoup à ce sujet avec les Américains et on connaissait la plupart des films présentés. On a discuté avec les Archives pour obtenir la diffusion de Bucking Broadway de John Ford. Un film très rare que les Actions n'avaient projeté qu'une fois. Ils l'ont retrouvé sous un autre nom, c'était un film quasi perdu qu'ils ont restauré de manière très complète. Mauvaise Graine, le premier Billy Wilder, ils l'ont récupéré on ne sait comment. Billy Wilder est parti de Berlin, s'est posé en France, a tourné ce film en français avant de s'envoler pour les Etats-Unis. C'est un film hyper rare que je n'avais jamais vu, en plus c'étaient les Archives qui s'en occupaient. La Cinémathèque sort de temps en temps ses collections, celles des Archives du film on ne les voit jamais. On a choisi avec eux des restaurations un peu typiques, comme par exemple L'Hirondelle et la mésange qui a été l'une des premières grosses restaurations qu'ils ont faites. Un film magnifique d'André Antoine qui a été partiellement teinté, restauré avec un respect… Maintenant la restauration, c'est l'actualité.


Rien n'a été imposé. De toute façon, ce sont des choses que l'on connaît mieux qu'eux [ndlr: les organisateurs de "Paris Cinéma"]. Comme on détenait les droits d'un certain nombre de films pour la France, le choix était là. Certaines sont des rééditions sur lesquelles on a travaillé. Reflets dans un œil d'or fait partie des restaurations sur lesquelles on s'est complètement impliqué. Les Américains n'ont plus de témoin, donc ils ont besoin de notre aide. Nous servons de poissons-pilotes, de références, qui donnons des conseils... Ils fournissent le travail bien après nous. La Cinémathèque s'occupe elle-même de la restauration. Idem pour les Archives. Hier, pour la projection de Bucking Broadway, un responsable des Archives est venu expliquer au public comment s'effectuait la restauration, le passage du chimique à l'électronique, puis de l'électronique au chimique. C'était passionnant, les gens ont appris plein de choses. C'est très compliqué de restaurer un film.

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