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SAM KARMANN


Personnage polyvalent, Sam Karmann est à la fois comédien de théâtre, de télévision et de cinéma, mais pas seulement. Il collectionne également les casquettes de metteur en scène de court-métrage, de long métrage et de publicité. Il ambitionne par ailleurs de s'investir davantage dans la production. A l'approche d'un été qui s'annonce caniculaire, il nous offre son second long-métrage, À la petite semaine, une belle respiration d'air frais, qui ravivera, c'est certain, notre cinéma national.


Jean-Pierre Bacri dans Kennedy et moi
FilmDeCulte - Quelle est la question que l'on vous pose le plus souvent?

Sam Karmann - Pour la promotion du film? (il réfléchit) "Pourquoi il était pas à Cannes le film?" (rires)


FilmDeCulte - A vos débuts, quels étaient vos rêves de cinéma?

Sam Karmann – Je n'ai pas vraiment eu de vocation de cinéma au départ, j'ai eu une vocation d'acteur, de théâtre. Je me suis retrouvé sur une scène de théâtre à 20 ans, j'ai eu des sensations physiques tout de suite. Je me suis dit: "Il y a des mecs qui sont payés pour faire ça? Et bien d'accord!". Alors j'ai abandonné mes études et j'ai fait du théâtre. Et pendant dix ans, je n'ai pas vu autre chose que le théâtre. Ensuite la télévision m'est tombée dessus, et c'est seulement là que je me suis intéressé à la mise en scène avec une caméra. Je n'ai jamais rêvé du mythe du cinéma, c'était plutôt l'ouvrier acteur.


FilmDeCulte - À la fin des années 80, vous avez joué dans la série Navarro aux côtés de Roger Hanin. Quels souvenirs gardez-vous de l'inspecteur Barrada?

Sam Karmann – De lui, pas grand chose, de Navarro, des choses intéressantes. J'ai travaillé sur la série pendant cinq ans, soit 38 épisodes, et c'est ça qui m'a vraiment donné le déclic et l'envie de faire du cinéma. Premièrement, ça m'a beaucoup appris sur la direction d'acteurs. Et puis j'ai vu des metteurs en scène différents, une quinzaine, qui avaient tous un parcours obligé. C'est-à-dire qu'ils avaient les mêmes moyens de production, 60% des décors qui étaient les mêmes dans tous les épisodes, ils avaient des histoires qui se ressemblaient, finalement c'était toujours un peu pareil, un fait de société à chaque fois, ils avaient toujours les mêmes acteurs... Et quand je voyais les téléfilms à l'arrivée, il y en avait où j'avais la banane, je trouvais ça bien, ça fonctionnait, et d'autres où je me faisais carrément chier. Et je me suis demandé pourquoi, puisqu'à partir de la même matière, le plat qu'on me sert n'est pas le même. Et j'ai découvert que faire un film, finalement ce n'est pas une question de moyens, puisqu'à moyens égaux il y en a qui m'intéressent et d'autres pas, mais plutôt une question de metteur en scène et de point de vue. Le cinéma, c'est un point de vue. Bien sûr ensuite, il faut s'autoriser à avoir un point de vue. Et je me suis autorisé à réaliser un court-métrage, et le court-métrage a eu du succès (ndlr: Omnibus a obtenu la Palme d'Or à Cannes en 92 et l'Oscar en 93). et m'a renvoyé de la confiance, et je me suis crû capable de mettre en scène.


FilmDeCulte - Justement, Omnibus, outre la Palme et l'Oscar, vous a-t-il permis de voyager, de participer à différents festivals, et de vous faire une idée précise du monde du court-métrage?

Sam Karmann – J'ai finalement peu voyagé. J'ai été à Cannes, et c'est tout. Ce monde là, je ne le connais pas. J'ai réalisé Omnibus, il est sorti au mois de mars, deux mois plus tard il était à Cannes, j'ai eu la Palme, je suis monté sur scène et j'ai vécu une superbe soirée. Tout a été très vite. Ensuite je suis retourné au théâtre exercer mon métier d'acteur, tout simplement. Et pour l'Oscar, j'étais en tournée à Marseille avec la pièce Cuisines et dépendances, je n'ai même pas vécu la soirée mythique. Je n'ai pas encore beaucoup voyagé en fait... J'espère bien que je vais voyager avec celui-là (rires)!


Sam Karmann
FilmDeCulte - Pouvez-vous nous parler de votre premier projet de long-métrage qui n'a jamais vu le jour?

Sam Karmann – Je n'ai pas grand chose à en dire, si ce n'est que, fort de la reconnaissance du court-métrage, les gens autour de moi m'ont encouragé à battre le fer tant qu'il était chaud, comme on dit. Je me suis mis à travailler sur le scénario, je me suis engagé dans la préparation. Cela m'a permis de quitter la série. Navarro c'était bien, mais c'était bien aussi que ça finisse pour moi, je n'avais pas envie de trop m'embourgeoiser là-dedans. J'ai préparé le film pendant un an, et à dix jours du tournage, on m'a annoncé qu'il fallait diviser le budget par deux. J'avais pourtant déjà fait le maximum pour qu'il coûte le moins cher possible. Et comme je ne pouvais pas assurer le film que j'avais en tête, avec seulement la moitié de l'argent, je l'ai abandonné. Cela m'a fait prendre conscience que la prochaine fois, si je retournais au cinéma, je serais co-producteur de mon film, pour ne plus jamais me faire avoir à dix jours du tournage. Je serais au courant, jour après jour, du financement et de l'évolution du film, je ferais moi-même le travail nécessaire en amont. Je trouve ça intéressant que les metteurs en scène soient impliqués dans la production, parce qu'ils ont connaissance des faits qui les concernent, et ils n'ont pas à subir des décisions unilatérales prises par un seul producteur. Il te dit: Tu veux que ton film soit fait? T'as ça!". Non! On ne dit pas ça à un metteur en scène dix jours avant, pas après un an de travail... On ne peut pas!


FilmDeCulte - Le scénario était tout de même abouti, pensez-vous le reprendre un jour?

Sam Karmann – Non, et puis je me dis que si le film ne s'est pas fait, c'est que peut-être le scénario avait des problèmes de structure. Lorsque j'ai présenté Kennedy et moi devant les financiers, ça s'est fait vite et bien. Donc... non, je ne pense pas le reprendre.

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