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LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS
Conférence de presse cannoise en présence du réalisateur Zhang Yimou et des acteurs Zhang Ziyi, Takeshi Kaneshiro et Andy Lau.
FilmDeCulte - Dans votre film précédent, Hero, vous développez une politique sociale, vous semblez dire qu’il faut se sacrifier pour le social. Ici vos personnages sont plutôt libres comme le vent. Est-ce que cette opposition a été voulue?
Zhang Yimou - Le scénario du Secret des poignards volants a été commencé pendant le tournage de Hero et je m’étais dit qu’il devait être différent car les arts martiaux permettent de développer tout un tas de possibilités. Mais je n’étais pas sûr de réussir à rendre ça. Je m’étais lancé dans ce scénario en me disant que si je n’arrivais pas à écrire un film avec des idées différentes, ce n’était pas la peine de le tourner.
FilmDeCulte - Zhang Ziyi, pouvez-vous nous parler de votre travail avec Wong Kar Waï pour 2046, également en compétition ici en comparaison avec celui de Zangh Yimou?
Zhang Ziyi - Je pense que chaque réalisateur est différent. Nous avons tous les trois travaillé avec Wong Kar Waï, mais je ne sais pas si mes deux compagnons de tournage ont eu la même expérience que moi avec Kar Waï. Pour 2046 nous avons beaucoup improvisé alors que avec Yimou, tout est déjà prévu dans les moindres détails. Leurs façons de travailler sont très différentes.
FilmDeCulte - Pourquoi aimez-vous autant les films d’arts martiaux?
Zhang Yimou - Chaque réalisateur chinois se doit au moins de faire un film de kung fu. Je trouve que les films d’arts martiaux permettent de combiner les combats et les histoires d’amour mieux que n’importe quel autre genre. C’est un défi à relever et donc c’est très important pour un réalisateur chinois de réaliser de tels films.
FilmDeCulte - Pourquoi avez-vous tourné quelques scènes en Ukraine?
Zhang Yimou - Ce n’est pas seulement quelques scènes mais les deux cinquièmes des scènes en extérieur. Pourquoi? Parce que ces scènes exigeaient un environnement particulier difficile à trouver en Chine. Même si maintenant nous avons fait un gros effort de reforestation dans notre pays, nous n’avons pas pu trouver de lieux qui correspondent à ce que nous voulions pour le film. Donc on a cherché dans d’autres pays et c’est l’Ukraine qui offrait le plus de paysages intéressants et, de plus, la main d’œuvre y est la moins chère. Mais ça nous a demandé un travail et une attention particulière car toute l’équipe ukrainienne ne parlait pas un mot de chinois.
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