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Taking lives, destins violés
Taking Lives
Etats-Unis, 2004
De D.J. Caruso
Scénario : Jon Bokencamp, d'après le roman de Michael Pye Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke, Olivier Martinez, Kiefer Sutherland, Tchéky Karyo, Jean-Hughes Anglade Photo : Amir Mokri Musique : Philip Glass Durée : 1h43 Sortie : 28 Avril 2004
Illeana enquête sur un tueur en série qui prend l'identité de ses victimes. Elle doit faire avec les remarques de son partenaire envieux et sa relation naissante avec un témoin.
LES SOUS-FILMS ONT LA PEAU DURE
Balisé à outrance, le film de serial killer ne surprend plus personne. Depuis le début de la vague, (re)lancée par Se7en, le chef-d'œuvre de David Fincher, combien note-t-on de vraies réussites? Pour chaque Collectionneur (thriller correct) et The Cell (formellement superbe mais néanmoins bancal dans l'ensemble), combien de Bone Collector, Resurrection et autres Masque de l'araignée? On pouvait attendre de D.J. Caruso, le réalisateur plutôt doué de Salton Sea (principalement réussi dans sa création d'une atmosphère particulière), autre chose que cette adaptation du premier bouquin policier venu, vulgaire enquête avec ses middle twist et final twist aussi prévisibles l'un comme l'autre. Pourtant, la mise en scène n'est pas dépourvue d'idées. Le réalisateur s'attarde par exemple sur les doigts en pleine action de ses protagonistes, comme pour mettre en relation le caractère manuel de leurs travaux, qu'ils soient peintre, agent du FBI ou tueur en série, tendant à rapprocher ainsi les protagonistes, jouant sur la confusion d'identité évoquée par le récit. En vain. Comme toute histoire qui se veut un tant soit peu fouillée au niveau de sa caractérisation, le scénario recèle du potentiel d'un polar qui s'intéresse à ses sujets, mais n'est pas Michael Mann qui veut. Préférant un pseudo-suspens à une réelle introspection de son héroïne (affublée de la fine équipe des acteurs français à l'étranger, Martinez, Karyo et Anglade), à l'instar du pathétique Instincts meurtriers (autre serial thriller raté), Caruso signe un film aussi oubliable que ses prédécesseurs. Une prochaine fois peut-être.
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