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FESTIVAL DE DEAUVILLE 2006: The Fountain
Darren Aronofsky est bien en génie. L'auteur de Pi et Requiem for a Dream signe un nouveau chef-d'oeuvre avec The Fountain, poème cinématographique sur l'amour fou d'une absolue beauté, gigantesque claque visuelle et auditive, maelstrom d'émotion et de sensation. Pour son troisième long métrage, il ose se frotter à l'un des mythes de l'humanité, l'éternelle jeunesse et l'immortalité avec une audace infinie. Il entrelaçe trois niveaux de lecteur autour d'un seul personnage, Tom, jeune médecin dont l'épouse est sur le point de mourir, et qui cherche en vain un moyen de guérir. Film apaisé et fiévreux à la fois, éblouissant formellement avec une incroyable utilisation de la musique et du son, The Fountain ne cherche ni à perdre les spectateurs dans ses entrelacs temporels, ni à lui asséner une vérité dissimulée mais à lui faire ressentir la dureté du deuil et la difficulté à accepter la perte d'autrui. C'est aussi, et surtout, l'une des plus belles histoires d'amour jamais portées au cinéma.
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