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Alain Resnais




Alain Resnais, cinéaste "intello" ou réalisateur populaire amoureux des arts mineurs? Les critiques qualifient souvent le cinéma de Resnais d'"intello". En effet, Resnais a transposé à l'écran des scénarios écrits par l'ex-ministre espagnol de la culture, Jorge Semprun, les théories du professeur Laborit (dont s'est inspiré aussi Houellebecq), ainsi que les oeuvres de Marguerite Duras et d'Alain Robbe-Grillet: uniquement des oeuvres de grand standing culturel. Mais Resnais ne rêve que de faire du cinéma populaire à la mesure de sa passion pour les arts mineurs (la bande dessinée, la comédie musicale, la SF et les romans populaires).


En 1958, il a failli adapter L'Ile noire, l'une des aventures de Tintin. A peu près à la même période, ce fut le projet Red Ryder, tiré d'une autre BD, qui tomba à l'eau. Cette passion pour la BD ne le quittera plus, mais il faudra attendre 1980 pour la voir ressurgir, lorsqu'il demande à Enki Bilal de réaliser l'affiche de Mon Oncle d'Amérique. Deux ans plus tard, il confie à Bilal la réalisation des matte-paintings (des décors peints sur verre) de La Vie est un roman. Pour Mélo, il s'inspire de la narration de la BD. En 1989, il réalise I Want to Go Home, sorte de Roger Rabbit expérimental qui conte les mésaventures d'un dessinateur de comics en France. Le film fut écrit par Jules Feiffer, un célebre auteur de comics qualifié de Brétécher américain. Pour Smoking, No Smoking, il demande à Floc'h (autre célebre auteur de BD, adepte de la ligne claire) de réaliser l'affiche, mais également les interstices qui séparent les saynètes. La collaboration avec Floc'h se poursuivra avec la réalisation de l'affiche d'On connait la chanson.


A part Tintin et Red Ryder, Resnais eut d'autres projets d'adaptation de BD, notamment Mandrake, Dick Tracy et Spider-man. Ainsi, dans les années 70, on lui propose de tourner une adaptation de Spider-man, mais avec la fameuse tenue Damart. Resnais refuse. Il eut aussi deux projets avec le père des héros de la Marvel, Stan Lee, mais qui échappaient à l'univers de la BD. L'un de ces films, écrit avec Stan Lee et intitulé La Quarantaine (The Inmates), développait l'idée suivante: la race humaine est-elle en soi nécessaire, n'est- elle pas une erreur biologique? Les concepts de ces films etaient proches de ceux de la SF.


Une des autres passions de Resnais est le roman populaire. Au début des années 60, il faillit réaliser une nouvelle version de Fantômas, puis une biopic de Louis Feuillade. Encore une fois par manque d'argent, ces films ne restèrent qu'à l'état de projets. Entre Je t'aime, je t'aime et Stavisky, il essaya de monter la fameuse adaptation des Aventures d'Harry Dickson, le mythique détective de Jean Ray pour lequel il avait choisi les acteurs Delphine Seyrig et Dirk Bogarde pour le rôle-titre. Ce projet fut un véritable serpent de mer qui ressurgit périodiquement dans la carrière de Resnais, mais par lassitude celui-ci finit par l'abandonner. Toutefois, on retrouvera certains élements d'Harry Dickson dans Stavisky, comme plus tard des parcelles de Lovecraft (un autre projet abandonné) dans Providence. En effet, lors de son séjour à New York au début des années 70, Resnais essaya de monter une biopic de l'écrivain de romans fantastiques (dans les deux sens du terme) H.P. Lovecraft, le créateur du Necronomicon, avec l'aide du cinéaste américain William Friedkin. Malheureusement, Friedkin, accaparé par les difficultés du tournage de l'Exorciste, dût abandonner la production de Lovecraft. On lui proposa plus tard d'adapter un autre écrivain américain de la même génération et aussi maudit que Lovecraft, Robert E. Howard, le père de Conan. On connait la suite.


Pour résumer, la carrière de Resnais est jalonnée de ces projets mythiques abandonnés de films populaires, mais il réussit tout de même à réaliser des films de genre comme Je t'aime, je t'aime, un film de SF qui passa inaperçu, comme I Want to Go Home, un film en partie réussi, et enfin son plus gros succés à ce jour, la comedie "en-chanté" On connait la chanson. Avec ce dernier, il réussit l'alliance entre le film de genre (la comédie musicale), la comédie de moeurs et le film concept. Dommage qu'il ait fallu attendre son dernier film pour qu'il réussisse le dosage parfait entre les arts mineurs et les arts majeurs.




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