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Arnold Schwarzenegger




Arnold. L’incontournable Arnold. Un bloc de présence. Un monument, dans tous les sens du terme. Le petit autrichien parti de rien qui devint champion de bodybuilding, puis, symbole vivant de l’Amérique et de son cinéma. Une filmographie contrastée, alternant de sinistres nanars avec de vrais rôles chez des cinéastes sachant tirer le meilleur parti du "austrian oak". Alors que sa carrière d’acteur ne tient plus qu’à un maigre fil "terminatorien", Arnold change de combat: il veut devenir gouverneur de Californie. Retour sur un homme, un vrai.


LES MARCHES DE LA GLOIRE

Arnold, c’est avant tout l’histoire d’une ambition: celle de sortir de sa petite Autriche où il voit le jour en 1947, pour s’envoler loin, très loin, et devenir fort, très fort. Le bodybuilding sera donc la voie royale pour la grande perche au nom imprononçable. Il veut devenir le plus grand culturiste de tous les temps, c’est décidé. Il entre même par effraction dans le gymnase pour s’entraîner le dimanche... Dès 1964, il devient champion d’Autriche junior et son ascension démarre en flèche: Mr Europe, puis Mr Univers trois ans plus tard, suivi d’une flopée d’autre titres. Et c’est parti pour les Etats-Unis, où il va essayer de se faire un nom dans le cinéma. De fil en aiguille, il décroche le rôle principal de la série Z Hercule à New York où, sous le pseudonyme d’Arnold Strong, il incarne le héros mythologique propulsé de nos jours. Mémorable performance (voix doublée par un acteur américain), qui n’empêche pas le culturiste de galérer encore plusieurs années avant de décrocher des rôles plus substantiels. Son nom est à coucher dehors, son accent à couper au couteau, mais il parvient malgré tout à se faire remarquer en 1978 dans le documentaire Pumping Iron et, quelques années plus tard, dans le téléfilm The Jane Mansfield Story.


LE CHÊNE AUTRICHIEN

John Milius fait alors appel à Arnold pour être l’incarnation du Conan de Robert E. Howard. Sa carrure, sa voix, tous les éléments sont idéaux pour donner vie au puissant Cimérrien. Le film est un succès mais, dans son enthousiasme, Arnold se jette sur tout ce qui vient, notamment Conan le Destructeur de Richard Fleischer, et le sinistre Kalidor où il interprète globalement le même rôle sous un autre nom de personnage. Il y apparaît bouffon, d'une présence maladroite et touchante, visiblement trop heureux de réussir, l’allure encombrante et épaisse. De tous ces nanars des années 80, on se souvient des inénarrables Commando, Double Détente, Le Contrat et, dans une moindre mesure, Running Man. Des films de tâcherons, sans âme, sans vie, mais tous très drôles, où Arnold n’est rien d’autre qu’une masse de muscles à l’accent étrange.


DOMPTER LA BÊTE

John Milius est le premier qui aura su voir et exploiter le potentiel d’Arnold Schwarzenegger avec Conan le Barbare. L’homme est un authentique "corps" de cinéma, un bloc inimitable, un roc à tailler. On ne déplace pas Arnold comme un vulgaire pion; on le sculpte, on le remodèle. Et si sa trace est assurée dans l’histoire du cinéma, contrairement à un Van Damme ou un Steven Seagal, c’est grâce à ces cinéastes qui ont su dompter la bête, la tordre à leur volonté, extirper d’Arnold cette étincelle brute qu’il est seul à détenir. James Cameron est de ceux là: on lui avait proposé l’ancien bodybuilder pour tenir le rôle du héros de son Terminator, mais après la première rencontre, Cameron est convaincu qu’Arnold doit incarner le cyborg. Essayer de lui faire jouer un rôle fin et sympathique à ce stade là de sa carrière est suicidaire: Arnold est muscle, Arnold est le robot. Lorsque vient le tournage de Terminator 2 sept ans plus tard, Schwarzenegger a mûri en tant qu’acteur et a développé une autre gamme d’émotions dans les comédies. Le nouveau personnage est plus humain, plus touchant, et ouvre la voie à True Lies, où Arnold tient un véritable rôle construit et nuancé.


LES ZYGOMATIQUES SONT AUSSI DES MUSCLES

La comédie sera le premier vrai tournant de la carrière d’Arnold. Ce sont Jumeaux et Un flic à la maternelle qui lui permettent de s’extirper du marasme d’action-man sans talent dans lequel il piétine. On découvre un Schwarzy doté d’un véritable talent comique, sachant faire de sa carrure un accessoire cocasse, loin, bien loin au-dessus des "punchlines" ridicules qui faisaient office de marque de fabrique sur ses séries B. Chez Arnold apparaît quelque chose de surprenant et complètement inattendu: du recul. Et c’est John McTiernan, qui avait déjà dirigé l’acteur dans l’excellent Predator (1987), qui saura mettre à profit cette nouvelle carte. Ce sera Last Action Hero, flop au box-office, chef-d’œuvre incompris, monument d’ironie et de parodie intelligente. Arnold s’y caricature via deux rôles: le sien, et celui d’un personnage de cinéma, Jack Slater, flic violent qui ne s’exprime qu’en "one-liners".


DOMMAGES COLLATERAUX

Après True Lies, son dernier film avec Cameron, la déchéance est enclenchée. Les années Reagan sont terminées, et avec elles, l’âge du muscle roi. Les nouveaux héros se nomment Jack Ryan ou John McClane, ce sont des gens "ordinaires", au même titre que Keanu Reeves dans Speed ou Nicolas Cage dans The Rock. Les icônes doivent lutter pour survivre à la deuxième moitié des nineties : Stallone et Schwarzenegger y parviennent très difficilement. C’est l’époque de L’Effaceur, où Schwarzy fait le coup de poing, mais le public ne suit qu’en partie. C’est l’époque de Batman & Robin, et de sa performance du méchant Mr. Freeze. C’est enfin l’époque de La Fin des temps et A l’Aube du sixième jour, deux films non dénués de qualités mais sévèrement boudés au box-office. Le clou de cette période sinistre se nomme Dommage Collatéral, une sombre bouse qui ressemble étrangement à Commando, et qui se ramasse un bide mérité. Le salut ne peut venir que d’une vieille recette. Cameron ne veut pas rempiler pour un nouveau Terminator, ce sera donc à Jonathan Mostow de le remplacer. Le film est correct, même si en deçà de ses prédécesseurs, mais ressemble tellement à une bouée de sauvetage qu’il en devient risible. Arnold fait ce qu’il sait faire de mieux: le bloc monolithique traversé d’éclairs d’humour distancié... mais n’est-il pas fini en tant qu’acteur?


GOVERNOR

On serait tenté de le penser vu la nouvelle tournure qu'il a donné à sa carrière. Il avait flirté avec l’idée l’année dernière, mais maintenant, le moment est venu: Arnold Schwarzenegger, trente ans après un autre acteur-politicien, Ronald Reagan, est devenu gouverneur de Californie. Multipliant les blagues sur son passé, Arnold, républicain modéré, pas toujours en phase avec son parti sur les questions sociales, mais toujours prompt à défendre la libre entreprise et le pouvoir du secteur privé, n'a pas eu de mal à se faire élire. Tandis que son épouse, Maria Shriver, appartient au clan Kennedy, Arnold cultive son image d’homme de centre-droit. Libéré des considérations politiques, il est l'incarnation absolue du self-made man, venu tout seul de la lointaine Autriche, et qui gravit petit à petit les échelons du succès, jusqu’à devenir plus américain encore qu’un américain. Un éclat décroissant au box-office, une carrière qui tourne en rond, et maintenant un nouveau tournant. De l’ambition, du muscle, de la générosité et des cigares: Arnold, ou l’Amérique faite homme.





FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE:

2003 Terminator 3 – le soulèvement des machines
2002 Dommage Collatéral
2000 A l’aube du sixième jour
1999 La Fin des temps
1997 Batman et Robin
1996 La Course au jouet
1996 L’Effaceur
1994 True Lies
1994 Junior
1993 Last Action Hero
1991 Terminator 2 – le Jugement Dernier
1990 Total Recall
1990 Un flic à la maternelle
1988 Jumeaux
1988 Double Détente
1987 Running Man
1987 Predator
1986 Le Contrat
1985 Commando
1985 Kalidor, la légende du talisman
1984 Terminator
1983 Conan le Destructeur
1982 Conan le Barbare




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